Abidjan, 11 mai 2026 (AIP)- Le gouvernement ivoirien s’est engagé à faire de la mobilité humaine, notamment la migration, un levier de développement durable et de prospérité partagée, dans une déclaration présentée par le directeur général de l’Office national de la Population (ONP), Dr Hinin Moustapha, à l’occasion du Forum international d’examen des migrations (FEMI) qui s’est tenu du 5 au 8 mai 2026 au siège des Nations Unies, à New York.
Représentant le ministre du Plan et du Développement à cette assise, Dr Hinin a réaffirmé que la migration constitue un enjeu stratégique au cœur de ses politiques de développement. À cet égard, le gouvernement a engagé, depuis le précédent cycle d’examen en 2022, une série de réformes structurantes visant à accélérer la mise en œuvre du Pacte mondial sur la migration.
Parmi les avancées majeures, figurent le renforcement du dispositif national de gouvernance migratoire, avec un rôle accru confié à l’Office national de la population (ONP), la consolidation du cadre institutionnel à travers la création de structures dédiées à la protection des réfugiés et des apatrides, ainsi que la mise en place de mécanismes de lutte contre la traite des personnes.
La déclaration ivoirienne a également mis en lumière les efforts consentis pour améliorer l’accès des migrants aux services sociaux de base dont la Couverture maladie universelle (CMU), ainsi que pour renforcer les systèmes de production et d’analyse des données migratoires, indispensables à l’élaboration de politiques publiques fondées sur des preuves.
Toutefois, Dr Hinin a souligné la persistance de défis significatifs, notamment en matière de production régulière et de centralisation des données migratoires, ainsi que de sécurisation des frontières et de partage d’informations entre États.
La Côte d’Ivoire a ainsi réaffirmé son engagement pour la mise en œuvre complète et intégrale des promesses du Pacte Mondial des migrations sûres, ordonnées et régulières.
(AIP)
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