Abidjan, 11 mai 2026 (AIP)- L’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) a entamé, lundi 11 mai 2026 à Abidjan, un atelier national de formation et de tests de la plateforme de certificat d’origine électronique (E-CO), en vue d’accélérer la dématérialisation des échanges commerciaux et de renforcer la fluidité des transactions dans l’espace communautaire.
Réunissant des représentants de la Commission de l’UEMOA, des administrations ivoiriennes, des douanes, du secteur privé et des partenaires techniques, cette session de trois jours permettra de former les experts nationaux avant la phase pratique consacrée aux simulations et aux tests du dispositif numérique.
Intervenant à l’ouverture de l’atelier, le représentant résident de l’UEMOA en Côte d’Ivoire, Gustave Diasso, a salué l’engagement des autorités ivoiriennes en faveur de la modernisation du commerce extérieur. « La dématérialisation des procédures et formalités douanières et du commerce extérieur est une solution qui impacte positivement les coûts, les délais et les procédures de passage des marchandises », a-t-il déclaré.
Il a également indiqué que cet atelier s’inscrit dans une série de rencontres organisées dans les États membres afin de permettre aux experts nationaux de « s’approprier la plateforme de production, d’échange et de gestion des certificats électroniques d’origine ».
Le président du comité technique de l’Alliance africaine pour le commerce électronique, Wato Wato Arnold, a, pour sa part, relevé les avancées enregistrées dans plusieurs pays de l’Union, notamment au Mali, au Sénégal, au Togo et en Côte d’Ivoire. Selon lui, « plus de 1 080 certificats d’origine électronique ont déjà été échangés entre le Togo, la Côte d’Ivoire et le Sénégal ».
Il a estimé que la dématérialisation des documents commerciaux constitue « un véritable cheval de bataille » pour réduire les barrières non tarifaires, sécuriser les échanges et renforcer l’intégration économique régionale.
Représentant Mr Kalil Konaté, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, le directeur général de l’Industrie, Emmanuel Tra Bi, a souligné que ce projet s’inscrit dans la vision de transformation structurelle de l’économie ivoirienne portée par le Président de la République, Alassane Ouattara et son gouvernement .
« Le certificat d’origine électronique constitue une réponse concrète aux lourdeurs administratives, aux délais de traitement et aux difficultés liées à la circulation de l’information », a-t-il affirmé. Il a ajouté que les échanges commerciaux au sein de l’espace UEMOA sont passés « d’environ 780 milliards de FCFA en 2002 à près de 4 000 milliards de FCFA en 2022 », illustrant ainsi le potentiel du commerce intracommunautaire.
Les participants auront, au cours des travaux, l’occasion de tester l’ensemble du cycle de vie du certificat d’origine électronique, depuis la soumission des demandes jusqu’à leur transmission et leur réception dans les pays de destination. À terme, ce dispositif devrait permettre de réduire les délais et coûts administratifs, d’améliorer la traçabilité des opérations commerciales et de renforcer la compétitivité des entreprises dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Au cours de la cérémonie d’ouverture, plusieurs lots de matériel informatique et technique ont été remis aux structures impliquées dans le projet avec l’appui du Groupe de la Banque islamique de développement afin d’accompagner l’opérationnalisation du certificat d’origine électronique.
(AIP)
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