Yamoussoukro, 14 mai 2026 (AIP) – Le district autonome de Yamoussoukro a permis l’insertion socio-économique de 5 231 jeunes à travers le Projet emploi-jeune et développement des compétences (PEJEDEC) et d’autres programmes d’appui à l’emploi, a indiqué le coordonnateur et chef de projet, Jean-Pierre Assoumou Kouakou.
Une mission conduite mercredi 13 et jeudi 14 mai 2026 par M. Assoumou dans plusieurs localités du district, notamment à Kossou, Toumbokro, Bonzi, Zatta et Attiégouakro, a permis de rencontrer des bénéficiaires afin d’évaluer l’impact des dispositifs mis en œuvre en faveur des jeunes.
Le gouvernement ivoirien, avec l’appui de la Banque mondiale, a initié le PEJEDEC au lendemain de la crise postélectorale de 2011 pour lutter contre le chômage des jeunes et favoriser leur insertion professionnelle.
Selon les responsables du projet, le PEJEDEC a atteint aussi bien ses objectifs quantitatifs que qualitatifs durant les différentes phases de mise en œuvre, avec un taux de réalisation de 110 % des objectifs fixés et un taux d’insertion de 70 % des jeunes bénéficiaires sur l’ensemble des deux premières phases.
Dans le district autonome de Yamoussoukro, la deuxième phase du projet, mise en œuvre entre le 15 juin 2017 et le 30 juin 2019, a permis de former et d’insérer 1 520 jeunes dans divers secteurs d’activités.
Au regard de ces performances, le district a été retenu en 2023 pour la troisième phase du PEJEDEC portant sur 2 227 bénéficiaires supplémentaires.
« Cette mission a pour objet principal de montrer ce que le district fait en faveur des jeunes et de leur insertion professionnelle », a expliqué Jean-Pierre Assoumou, également directeur de l’agriculture et du développement rural du district autonome de Yamoussoukro.
Il a souligné que plusieurs initiatives sont mises en œuvre dans le cadre de cette politique d’insertion, notamment le Programme de gestion durable de l’économie communautaire (PGDEC), les dispositifs de développement communautaire et les centres de formation professionnelle.
M. Assoumou a également relevé que les différents programmes exécutés depuis 2016 ont permis d’atteindre près de 59,6 % de bénéficiaires femmes.
Concernant la formation professionnelle, il a indiqué qu’un centre récemment opérationnel a déjà formé une première cohorte de 25 jeunes, tandis qu’une deuxième cohorte de 40 apprenants suit actuellement une formation de quatre mois avant leur insertion.
Le coordonnateur du projet a insisté sur la volonté du district de pérenniser ces dispositifs afin d’en faire de véritables instruments durables de promotion de l’emploi.
Parmi les perspectives annoncées figure la mise en place d’un fonds de garantie destiné à faciliter l’accès des jeunes aux crédits auprès des institutions de microfinance et des banques, notamment dans le secteur agricole.
« Nous voulons voir émerger de véritables agripreneurs capables de développer des exploitations modernes et compétitives », a conclu Jean-Pierre Assoumou Kouakou.
(AIP)
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