Abidjan, 17 mai 2026 (AIP)- Le président du Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo a dénoncé samedi 16 mai 2026, à Songon M’Bratté, la situation de plusieurs de ses partisans détenus, lors de la célébration de la quatrième édition de la fête de la Renaissance.
S’exprimant devant ses partisans, il a affirmé que plus de 1 600 sympathisants de son parti seraient actuellement en détention, évoquant également le décès de deux militants incarcérés en 2025. Il a appelé à leur libération et exprimé son soutien aux responsables du parti engagés, selon lui, dans leur défense.
Le leader du PPA-CI a également dénoncé le traitement des producteurs de cacao, ainsi que certaines arrestations liées à des manifestations contre la vie chère, estimant que l’expression des revendications sociales ne devrait pas être assimilée à une infraction.
« Nous continuons de nous battre pour que chacun puisse exprimer son opinion. Mais si, dès que quelqu’un exprime son opinion, vous le mettez en prison, ce n’est plus normal », a-t-il exprimé, plaidant pour un respect accru des libertés publiques et du droit de manifester.
Laurent Gbagbo a également soutenu que la démocratie implique la liberté d’expression et le droit pour les citoyens de critiquer les conditions de vie, notamment la hausse du coût de la vie. Il a cité plusieurs exemples de mouvements sociaux dans d’autres pays pour illustrer son propos, soulignant que « sans liberté, il n’y a pas de développement ».
Abordant la situation politique nationale, l’ex-président de la Côte d’Ivoire a critiqué l’organisation du processus électoral et appelé à davantage de transparence dans la conduite des élections, tout en remettant en cause certaines pratiques institutionnelles qu’il juge contestables.
Il a, par ailleurs, annoncé qu’il va déléguer le pouvoir, après le congrès électif de la League des femmes et celui des jeunes, pour que le parti puisse continuer à fonctionner.
« Je vais déléguer les pouvoirs du président. Mais attention, je n’ai pas dit que je vais nommer mon successeur », a tenu à précisé l’ex-chef de l’Etat.
Trois militants à savoir Ahoua Don Mello, Fernand Ahilé et le maire de M’batto, Kanga Kouakou Antoine ont été radiés du PPA-CI tandis que plusieurs autres dont, Stéphane Kipré et Ouégnin-Georges Armand, ont été suspendus de toutes activités liées au parti pour une période de 12 à 18 mois, lors du premier congrès du parti, tenu jeudi 14 mai, au palais de la culture de Treichville.
(AIP)
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