Bouna, 18 mai 2026 (AIP) – Dans l’une des salles de composition du groupe scolaire Bouna 2, un candidat au parcours atypique force l’admiration.
Âgé de 40 ans, Dah Sansan, couturier de profession, prend part cette année à l’examen du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), aux côtés de deux de ses propres enfants également candidats.
Privé d’école durant son enfance, ce père de famille a décidé, plusieurs années plus tard, de renouer avec les études afin de se construire un meilleur avenir. Grâce aux cours du soir, il a progressivement repris le chemin de l’apprentissage jusqu’à atteindre le niveau du CM2, étape qui lui permet aujourd’hui de se présenter aux épreuves du CEPE.
Installé parmi des candidats beaucoup plus jeunes que lui, Dah Sansan affiche une détermination sans complexe. Pour lui, l’âge ne constitue en rien un obstacle à l’instruction. « Je ne suis pas complexé », affirme-t-il avec assurance, convaincu que l’éducation demeure un puissant levier de promotion sociale et personnelle.
Obtenir ce diplôme représente pour lui une opportunité d’améliorer ses perspectives professionnelles et de mieux s’adapter aux exigences d’un monde où la maîtrise de la lecture et de l’écriture devient indispensable. Il nourrit également l’ambition de poursuivre ses études après le CEPE, tout en servant de modèle de persévérance à ses enfants.
Par son engagement, Dah Sansan lance un message d’espoir et d’encouragement aux adultes non scolarisés ou désireux de reprendre les études. « Je demande à toutes les personnes d’un certain âge qui souhaitent reprendre le chemin de l’école de le faire, car savoir lire et écrire est aujourd’hui indispensable dans un monde de plus en plus difficile et exigeant », a-t-il déclaré.
Son parcours inspire admiration et respect au sein du centre d’examen, où il incarne, pour de nombreux observateurs, la preuve qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre.
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