Duékoué, 20 mai 2026 (AIP) – Le chargé du suivi écologique et du système d’information géographique (SIG) de la direction de la zone ouest de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), Alex Beda Ange, a fait savoir lundi 18 mai 2026 que la population faunique du parc national du Mont Péko est en constante amélioration.
Ce bilan des activités de l’an 2025 a été présenté dans le cadre de la première session de l’année 2026 du Comité de gestion locale du parc national du Mont Péko (CGL-PNMP), tenue dans un réceptif hôtelier de la ville de Duékoué. La réunion a rassemblé le corps préfectoral des départements de Duékoué et de Bangolo, les représentants des chefs de cantons des deux départements, les membres de la société civile et les partenaires techniques et financiers.
Selon M. Beda, une grande diversité de mammifères a été confirmée. Il s’agit de l’éléphant de forêt, du buffle de forêt, du chimpanzé, du guib harnaché et du céphalophe à dos jaune. Cela dénote, dit-il, de la bonne qualité des habitats, globalement bien conservés dans les différentes zones surveillées.
« Le suivi par pièges photographiques a renforcé nos connaissances sur la répartition et l’abondance relative de la faune. À titre d’exemple, les données collectées montrent une augmentation importante des observations d’éléphants en 2025 par rapport à 2024. On note pour l’année 2025 près de 496 observations, contre 182 en 2024 », a fait savoir M. Alex Beda Ange.
Le chargé du suivi écologique a souligné que la présence du chimpanzé reste relativement faible, mais régulière dans le parc national du Mont Péko. Dix-sept observations ont été effectuées en 2025 contre 11 en 2024. « La présence des chimpanzés est principalement signalée dans les secteurs forestiers relativement bien conservés. Cela résulte d’une amélioration des efforts de suivi écologique, d’une meilleure couverture des habitats forestiers et d’une fréquentation plus régulière des zones bien conservées », a-t-il indiqué.
Il a néanmoins fait remarquer que certaines pressions anthropiques persistent dans certaines parties du parc, notamment les anciennes plantations agricoles et les activités de braconnage. Il a souligné que le maintien des actions de surveillance, de suivi écologique et de lutte anti-braconnage reste essentiel pour assurer la protection durable des espèces à statut particulier et la conservation des habitats du parc national du Mont Péko.
« Il faut également renforcer la protection des habitats sensibles et des corridors fauniques. Il est tout aussi nécessaire d’impliquer les communautés locales dans la conservation et d’améliorer le traitement et le partage des données pour une meilleure prise de décision », a conclu Alex Beda Ange.
(AIP)
kkhk/fmo

