Abidjan, 20 mai 2026 (AIP) – Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, a effectué ce mercredi 20 mai 2026, une visite au parc à bétail d’Anyama, dans le nord d’Abidjan où il a profité pour rassurer sur l’approvisionnement en moutons pour la fête de la Tabaski.
Le ministre entendait s’assurer de la disponibilité des bêtes à quelques semaines de la Tabaski et rassurer les populations face aux rumeurs de pénurie et de flambée des prix relayées sur les réseaux sociaux.
Accueilli par les autorités administratives et locales, notamment le sous-préfet d’Anyama, le maire de la commune, le représentant du District autonome d’Abidjan ainsi que les responsables du parc, Kalil Konaté a indiqué avoir voulu constater lui-même la réalité du terrain après avoir été alerté par plusieurs vidéos évoquant une supposée rareté des moutons et une hausse excessive des prix.
« Nous avons vu que le parc est alimenté », a-t-il affirmé, précisant que près de 165 000 têtes de moutons sont déjà disponibles sur le marché ivoirien, sur un besoin estimé à environ 350 000 têtes pour la période de Tabaski. Il a constaté également qu’ en terme de coût, il y en avait pour toutes les bourses.
« les moutons sont là pour toutes les bourses », révélant avoir lui-même acheté des moutons à des prix variant entre 90 000 et 100 000 francs CFA. Selon lui, les consommateurs peuvent trouver des animaux adaptés à leurs capacités financières, avec des prix allant de 75 000 à plus de 250 000 francs CFA.
Le ministre a également rappelé que la production nationale couvre actuellement seulement 44 à 45 % des besoins du pays en bétail, le reste étant assuré par les pays voisins de la sous-région. Il a lancé un appel à la jeunesse ivoirienne ainsi qu’aux pouvoirs publics pour une meilleure structuration de la filière bétail-viande afin de renforcer l’autosuffisance nationale.
« Ici, nous avons 56 % de marché à chercher à combler et cela peut se faire avec des enfants de Côte d’Ivoire pour nourrir les populations vivant en Côte d’Ivoire », a-t-il soutenu, soulignant la volonté du Président de la République d’orienter les jeunes vers des secteurs porteurs.

Au nom des acteurs de la filière, le président du conseil d’administration de la Confédération des fédérations nationales de la filière bétail-viande de l’Afrique de l’Ouest, Issiaka Sawadogo, a salué la démarche du ministre et confirmé la forte disponibilité des animaux sur le site.
Il a indiqué que le marché est « saturé » avec plus de 165 000 têtes déjà arrivées, tandis que d’autres convois continuent d’être enregistrés aux frontières de Noé, Wangolo, Pogo, Drobo et Tengréla. Selon lui, les prix observés sur le terrain sont loin des montants relayés sur les réseaux sociaux, les plus gros moutons se négociant entre 375 000 et 425 000 F CFA, tandis que plusieurs autres catégories restent accessibles entre 125 000 et 225 000 F CFA.
Le responsable du parc à bétail d’Anyama, Goran Modeste, a pour sa part expliqué le dispositif logistique mis en place par le District autonome d’Abidjan pour fluidifier l’entrée des animaux dans la capitale économique. Il a précisé que le parc d’Anyama demeure le seul site officiel d’accueil des moutons destinés à l’approvisionnement des marchés annexes d’Abidjan.
Selon lui, entre 30 et 90 camions transportant chacun jusqu’à 354 moutons sont reçus quotidiennement. Les convois arrivent principalement par les corridors de Noé, Wangolo et Pogo-Niakara, avec un système de circulation nocturne visant à éviter les embouteillages dans la ville.
« La disponibilité de l’offre permet de casser les prix », a-t-il assuré, invitant les populations à se rendre elles-mêmes sur le terrain pour constater l’abondance du bétail disponible à l’approche de la fête.
En somme, cette visite du ministre Kalil Konaté au parc à bétail d’Anyama se veut un message de sérénité à l’endroit des populations à l’approche de la Tabaski 2026. Entre stocks jugés suffisants, diversité des prix et dispositifs logistiques renforcés, les acteurs de la filière veulent dissiper les inquiétudes liées à une éventuelle pénurie.
(AIP)
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