Abidjan, 22 mai 2026 (AIP) – Le pape Léon XIV a appelé jeudi 21 mai 2026 à promouvoir une « diplomatie du dialogue » pour faire face aux fractures du monde, exhortant les États et les institutions internationales à privilégier le consensus, la solidarité et la coopération au service de la paix.
Recevant au Vatican les nouveaux ambassadeurs non-résidents accrédités près du Saint-Siège, notamment ceux de la Sierra Leone, du Bangladesh, du Yémen, du Rwanda, de la Namibie, de Maurice, du Tchad et du Sri Lanka, le souverain pontife a plaidé pour une reconstruction de la confiance entre les nations dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les logiques de domination.
Dans son adresse prononcée dans la salle Clémentine du Vatican, le Saint-Père a établi un parallèle entre la Pentecôte et les défis diplomatiques contemporains, souhaitant que l’esprit d’unité inspiré par cet événement biblique guide les relations internationales.
« Cette même vision de l’unité peut inspirer le monde de la diplomatie, où des relations constructives entre les nations s’épanouissent grâce à une ouverture authentique, à la promotion du respect mutuel et à un sens partagé des responsabilités », a-t-il déclaré.
Dénonçant une époque où « la paix est recherchée par les armes comme condition pour affirmer sa propre domination », le pape Léon XIV a insisté sur l’urgence de revenir à « une diplomatie qui favorise le dialogue et recherche le consensus ».
Selon lui, cette démarche suppose un langage fondé sur la vérité et débarrassé de toute hostilité afin de restaurer la confiance dans les relations internationales et de surmonter les incompréhensions entre les peuples.
Le chef de l’Église catholique a également invité la communauté internationale à accorder une attention particulière aux populations vulnérables, estimant qu’aucun ordre international ne peut être qualifié de juste s’il néglige les plus pauvres et les personnes marginalisées.
Le souverain pontife a, en outre, appelé au renforcement des institutions multilatérales afin qu’elles deviennent « plus représentatives, plus efficaces et davantage tournées vers l’unité de la famille humaine ».
Soulignant le rôle des ambassadeurs comme « ponts de confiance et de coopération », il a exprimé le vœu que leur mission contribue à approfondir la compréhension mutuelle et à bâtir « un monde plus juste, plus fraternel et plus pacifique ».
(AIP)
kp

