Niakara, 25 mai 2026 (AIP) – Les populations de Yétienwakaha, un hameau agricole situé à l’ouest de la sous-préfecture de Niédiékaha (département de Niakara, région du Hambol), réclament la construction d’une école primaire publique moderne et l’affectation d’enseignants qualifiés, a constaté l’AIP dimanche 24 mai 2026.
Pour ce hameau de plus de 600 habitants, dont l’économie repose sur l’agriculture et l’élevage bovin, l’accès à une éducation de qualité est devenu une urgence absolue pour freiner l’analphabétisme, le décrochage scolaire et l’exode précoce des jeunes vers les centres urbains.
Actuellement, le village ne dispose que d’une école communautaire rudimentaire : un bâtiment de fortune de deux classes où s’entassent environ 70 élèves.
Le système repose sur des cours jumelés (du CP1 au CE2) et sur le dévouement de deux enseignants bénévoles, entièrement pris en charge par les maigres cotisations des parents d’élèves.
Nous plaidons auprès du Conseil régional du Hambol afin que nos enfants puissent bénéficier d’une école à la hauteur des ambitions de notre pays, a confié Tortcha Silué, une habitante de 41 ans.
Un constat partagé par Ardjouma Soro, un agriculteur de 31 ans, qui qualifie la structure actuelle d’école de débrouille aujourd’hui dépassée, pointant du doigt les conditions de travail précaires des élèves et de leurs encadreurs.
Lors d’une récente visite de proximité, le député de la circonscription Tafiré–Niédiékaha–Badikaha, Karim Ouattara, a pu mesurer directement l’engagement des populations et leur souhait de voir une École primaire publique (EPP) sortir de terre.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la construction d’une telle infrastructure reste strictement suspendue au consentement des propriétaires terriens de Niédiékaha.
Sans cet accord indispensable, le projet pourrait raviver des tensions entre les habitants de Yétienwakaha et leurs tuteurs coutumiers.
À travers ce plaidoyer, la communauté rurale de Yétienwakaha espère désormais une médiation des autorités administratives et politiques pour dénouer l’impasse foncière, afin que l’investissement dans les infrastructures scolaires rurales devienne une réalité, conformément à la vision de développement inclusif prônée par l’État ivoirien.
(AIP)
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