L’annonce a été faite par l’ambassadeur israélien auprès de l’ONU, Danny Danon, dans une vidéo publiée sur le réseau social X. Selon la mission israélienne auprès des Nations unies, cette mesure implique le gel des relations avec le bureau du secrétaire général jusqu’à la fin du mandat d’Antonio Guterres, prévue le 31 décembre.
« La décision de mettre Israël sur la liste noire et de nous accuser d’utiliser les violences sexuelles comme arme de guerre est scandaleuse », a déclaré Danny Danon, accusant le secrétaire général de placer Israël et le Hamas sur le même plan.
Cette réaction intervient avant la publication officielle du rapport annuel du secrétaire général de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux conflits armés. Selon plusieurs informations relayées par les médias internationaux, Israël y figurerait parmi les parties suspectées ou responsables de violences sexuelles en situation de conflit.
Déjà en août 2025, un précédent rapport des Nations unies faisait état « d’informations crédibles » concernant des violences sexuelles commises par des membres des forces de sécurité israéliennes contre des détenus palestiniens dans des prisons et centres de détention.
L’ONU avait également évoqué des difficultés d’accès rencontrées par ses inspecteurs pour mener des vérifications sur place.
Israël rejette ces accusations et affirme avoir invité des représentants des Nations unies à venir enquêter dans le pays.
« Nous avons invité les représentants de l’ONU à venir inspecter ces accusations ridicules, mais ils ont choisi de poursuivre leur campagne contre Israël », a soutenu Danny Danon.
Réagissant à cette annonce, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué que « la porte du secrétaire général reste ouverte ».
(AIP)
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