Abidjan, 28 mai 2026 (AIP) – Le tribunal correctionnel de Nanterre, en France, a condamné jeudi 28 mai 2026 l’ancien maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, à deux peines de prison ferme dans des dossiers distincts de détournement de fonds publics et d’emplois présumés fictifs.
L’ex-élu des Hauts-de-Seine a écopé respectivement de 15 mois d’emprisonnement ferme dans une première affaire et de trois ans de prison ferme dans une seconde, sans mandat de dépôt en raison de son âge, selon le tribunal.
Patrick Balkany, absent à l’audience pour cause d’hospitalisation selon son avocat, a également été condamné à des amendes de 350 000 euros et 500 000 euros, ainsi qu’à une peine de 10 ans d’inéligibilité et à une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans.
Son avocat, Me Robin Binsard, a annoncé que son client interjetterait appel de ces deux condamnations.
Les deux affaires examinées par le tribunal portaient notamment sur l’utilisation de fonds d’une association subventionnée par la municipalité de Levallois-Perret pour rémunérer un ancien directeur du développement économique de la ville, ainsi que sur l’affectation de policiers municipaux à des tâches personnelles entre 2010 et 2015.
Le parquet avait accusé Patrick Balkany d’avoir utilisé certains agents municipaux comme chauffeurs privés et personnels de service.
Lors du prononcé du jugement, la présidente du tribunal, Céline Ballerini, a estimé que les faits reprochés n’étaient « pas dérisoires », soulignant qu’ils traduisaient « la légèreté avec laquelle les élus de la République peuvent s’affranchir des règles et des lois ».
Le tribunal a également regretté que l’ancien maire ait conservé « un discours inchangé » malgré ses précédentes condamnations judiciaires.
Patrick Balkany avait déjà été condamné dans plusieurs affaires, notamment pour fraude fiscale et blanchiment, avec son épouse Isabelle Balkany. En 2023, le couple avait été reconnu coupable d’avoir dissimulé environ 13 millions d’euros au fisc français.
L’ancien maire avait déjà effectué plusieurs périodes de détention entre 2019 et 2022.
(AIP)
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