Bondoukou, 1er juin 2026 (AIP) – Des femmes ont lancé un appel à l’action pour démanteler les obstacles structurels qui entravent leur accès à une justice , samedi 30 mai 2026 à Bondoukou, lors de la célébration régionale de la 49ᵉ édition de la Journée internationale des droits de la femme (JIF 2026), couplée à la fête des mères, autour du thème national « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire ».
Organisée à la salle Fétigué Koulibaly de la mairie de Bondoukou par la direction régionale du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE) du Gontougo, la cérémonie s’est déroulée sous le haut patronage du ministre d’État, conseiller spécial du Président de la République, Kobenan Kouassi Adjoumani, représenté par Mme Gbané Saratigui, porte-parole des femmes de Bondoukou, et sous le parrainage du député de Bondoukou et directeur général du Fonds de garantie automobile (FGA), Maizan Noël.
Dans son allocution, la directrice régionale du MFFE du Gontougo, Mme Kouamé Zamblé Affoué Louise, a rappelé que le thème de cette édition constitue un appel à l’action en faveur de l’élimination des obstacles qui limitent encore l’accès des femmes et des filles à leurs droits.
« Il est regrettable de constater que des obstacles entravent encore l’accès des femmes et des filles à la justice, notamment les freins juridiques liés à la méconnaissance des droits et à la complexité des procédures, les contraintes économiques ainsi que les pesanteurs socioculturelles marquées par la peur, la stigmatisation et la pression sociale », a-t-elle déclaré.
Selon elle, « l’État de Côte d’Ivoire lance un appel à l’action pour démanteler les obstacles structurels à une justice équitable, notamment les lois discriminatoires, les protections juridiques insuffisantes et les normes sociales néfastes qui érodent les droits des femmes et des filles ».
Représentant l’épouse du ministre d’État, Mme Angéline Adjoumani, invitée spéciale de la cérémonie, Mme Gbané Saratigui a soutenu ce plaidoyer en mettant en lumière les conséquences positives de la protection des femmes sur le développement social et économique.
« Je voudrais souligner que lorsqu’une femme est protégée, elle s’investit davantage dans l’éducation de ses enfants et dans ses activités génératrices de revenus. Lorsqu’une fille est défendue, écoutée et entendue, elle poursuit sa scolarité et contribue à la richesse nationale », a-t-elle affirmé.
Elle a plaidé pour la levée des obstacles qui freinent l’épanouissement des femmes et des filles.
« Nous plaidons pour que soient levés les obstacles qui entravent l’accès des femmes et des filles à la justice, notamment les freins juridiques, les contraintes économiques ainsi que les pesanteurs socioculturelles marquées par la peur, la stigmatisation et la pression sociale », a-t-elle insisté.

Prenant la parole à son tour, le parrain de la cérémonie, Maizan Noël, a salué la progression du leadership féminin dans la région du Gontougo et annoncé la création prochaine d’un cadre régional de réflexion consacré à la condition féminine.
« Toutes les études démontrent que lorsque les femmes accèdent à des postes de responsabilité, elles apportent de la rigueur, de l’efficacité et des résultats concrets. À ce rythme, si nous n’y prenons garde, les femmes finiront même par nous dépasser. Et c’est tant mieux pour le développement de notre société », a-t-il dit .
Le député de Bondoukou a annoncé la mise en place d’un mécanisme de concertation destiné à mieux cerner les préoccupations des femmes.
« Je voudrais qu’à partir des prochains mois, vous puissiez mettre en place un cadre de réflexion regroupant les différentes commissions et les acteurs concernés afin de réaliser un diagnostic approfondi de la situation des femmes dans notre région », a-t-il indiqué.
Représentant le préfet de la région du Gontougo, préfet du département de Bondoukou, le secrétaire général 1 de préfecture, Loan Constant, a salué la portée de cette double célébration dédiée aux droits des femmes et à l’hommage rendu aux mères.
« Nous sommes rassemblés pour une double cérémonie. D’un côté, la Journée internationale des droits de la femme ; de l’autre, la Fête des mères. Deux occasions distinctes, mais un seul et même message : la femme mérite reconnaissance, respect et justice », a-t-il déclaré.
Il a estimé que le thème retenu répond aux réalités vécues quotidiennement par de nombreuses femmes.
« Nous voyons des femmes qui portent les familles, qui font tourner les marchés, qui élèvent les enfants souvent seules et qui pourtant doivent encore se battre pour être entendues, protégées et reconnues. Cette injustice-là ne doit plus avoir droit de cité », a-t-il souligné.
Profitant de la célébration de la fête des mères, il a rendu un hommage appuyé aux femmes.
« Vous êtes la colonne vertébrale de nos familles. Vous êtes celles qui restent quand tout vacille. Aucune médaille, aucun décret, aucun discours ne sera jamais à la hauteur de ce que vous donnez chaque jour, en silence, par amour », a-t-il déclaré.
La cérémonie a été marquée par des prestations artistiques, des témoignages, des distinctions honorifiques et des moments de célébration dédiés aux mères, dans une ambiance festive et conviviale.
(AIP)
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