Grand-Bassam, 29 mai 2026 (AIP) – Le ministère de l’Agriculture, avec l’appui technique et financier du centre régional d’excellence WAVE, a ouvert mercredi 27 mai 2026 à Grand-Bassam un atelier de révision du Plan national de riposte (PNR) contre les maladies virales du manioc afin de renforcer le dispositif national de surveillance phytosanitaire.
La rencontre, qui s’achève vendredi, réunit une trentaine de participants chargés d’actualiser le plan de riposte en vue d’améliorer son efficacité opérationnelle et sa cohérence régionale face à d’éventuelles incursions de maladies virales telles que la maladie des stries brunes du manioc (CBSD).
Les travaux portent notamment sur l’identification des insuffisances techniques, institutionnelles et opérationnelles du dispositif existant, la mise à jour des procédures d’alerte, de diagnostic et de communication, ainsi que la clarification des rôles des institutions impliquées dans la gestion des crises phytosanitaires.
Les participants devront également proposer un mécanisme de suivi de la mise en œuvre du plan et produire une version révisée et validée du document.
A l’ouverture des travaux, la directrice Aman Koko a souligné que la régularité des exercices de simulation contribue à améliorer la gestion des maladies virales du manioc à travers une meilleure implication des différentes structures concernées.
Elle a rappelé qu’en 2023, des simulations avaient permis de tester le fonctionnement du système national de riposte dans le cadre d’une première révision du plan, notamment face à l’apparition potentielle de nouvelles maladies comme la souche ougandaise du virus de la mosaïque africaine du manioc.
Selon Pr Kouassi Nazaire, des prospections réalisées par le centre régional d’excellence WAVE ont permis de détecter cette souche virale en Côte d’Ivoire.
Pour lui, cette détection illustre le caractère évolutif des menaces phytosanitaires et la nécessité de renforcer les capacités nationales de surveillance, d’alerte précoce et de riposte contre les agents pathogènes affectant le manioc.
Les premiers bénéficiaires du plan de riposte seront les producteurs de manioc, les transformateurs et les consommateurs.
Le manioc se positionne comme la deuxième culture vivrière du pays et participe à la sécurité alimentaire des populations.
Avec son siège en Côte d’Ivoire au Pôle scientifique de l’université Félix Houphouët-Boigny, WAVE est mis en œuvre dans dix (10) pays : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Nigeria, République Démocratique du Congo, Sierra Leone et Togo et est hébergé par treize (13) instituts nationaux de recherche agricole et universités.
(AIP)
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