Divo, 05 nov 2024 (AIP) – Les inspecteurs pédagogiques de Côte d’Ivoire sollicitent de l’Etat des indemnités de fonction à l’instar de leurs collègues du ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, afin de leur faciliter le travail d’encadrement des enseignants sur le terrain.
Ils ont fait cette doléance, samedi 02 novembre 2024, lors de la 4ème édition de la Rentrée académique des inspecteurs pédagogiques de Côte d’Ivoire (RAIPCI) à Divo, où ceux-ci ont réfléchi sur leur contribution à l’amélioration du système éducatif ivoirien et passé en revue les défis de leur métier.
La trentaine d’inspecteurs pédagogiques, venue de différentes régions à la quatrième édition de la RAIPCI à Divo, avait à réfléchir sur le thème, « Amélioration des conditions de travail de l’inspecteur pédagogique pour une école de qualité : stratégie et actions efficaces à mener pour l’atteinte des objectifs ».
« L’inspecteur pédagogique est sans moyen, il n’a pas d’indemnité de fonction, ni de véhicule, ni tout autre moyen de transport, alors que c’est lui qui doit parcourir tous les établissements de toute une région au niveau de l’Education nationale, pour l’encadrement pédagogique des enseignants », a relevé le président du comité national d’organisation de la RAIPCI, Kouamé Bah Saint Benedict. Il a regretté que certains de leurs supérieurs méconnaissent leurs corps et leur rôle.
Les inspecteurs pédagogiques insistent sur ces handicaps de terrain, parce que ces difficultés impactent assez négativement la qualité de leur travail d’encadrement, puisque ne parvenant pas à rendre assez régulièrement visite aux enseignants dans les établissements. Or, selon M. Kouamé Bah, « les enseignants qui ne bénéficient pas d’encadrement pédagogique proposent des méthodes anciennes qui ne sont pas en phase avec les reformes pédagogiques d’actualité ».
Dans les conclusions de leurs travaux, lus par Mme Korahi Roméo, les inspecteurs pédagogiques du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA), ont dénoncé une injustice comparativement à leurs collègues d’autres ministères, notamment de l’Enseignement technique qui bénéficient d’une indemnité de fonction. Cette indemnité de fonction pourrait aider pourtant à atténuer les problèmes de transport, a-t-on soutenu à la RAIPCI 2024 de Divo.

Le représentant de la Directrice régionale de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (DRENA) de Divo, Groguhé Yves, a salué l’initiative de cette rentrée académique et a loué le mérite des inspecteurs pédagogiques.
« C’est vous qui communiquez et encadrez les acteurs de terrain (enseignants) dans les hameaux les plus reculés, pour qu’ils ne soient pas déconnectés des réformes pédagogiques que le ministère entreprend », a souligné M. Groguhé. Il a invité tous les inspecteurs à la patience et à être ensemble pour poser leurs problèmes, afin que l’autorité ministérielle puissent les prendre en compte.
La RAIPCI est une occasion, depuis quatre ans, de faire connaître les inspecteurs pédagogiques et faire des propositions pour l’amélioration de la qualité du système éducatif ivoirien. Elle concerne plus de 500 inspecteurs pédagogiques du préscolaire et primaire, des Centres d’animation et de formation pédagogique (CAFOP), et de l’Enseignement secondaire.
(AIP)
jmk/fmo

