Tiassalé, 12 mai 2025 (AIP) – La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a annoncé que la Côte d’Ivoire s’est engagée à devenir un pôle mémoriel d’envergure internationale, structuré et réfléchi au bénéfice de ses communautés, lors de la cérémonie commémorative des Journées mémorielles de l’esclavage à N’douci (Tiassalé).
Mme Remarck a insisté, samedi 10 mai 2025, sur le fait que la route des personnes mises en esclavage de Kanga-Nianzé (commune de N’douci), ainsi que d’autres sites à travers le pays marqués par les stigmates de la traite, longtemps restés sous silence, ne sont pas uniquement des lieux de mémoire ou de rituels. « Se souvenir, c’est réparer, tout en construisant notre avenir et en entretenant le présent », a-t-elle souligné.
Qualifiant le projet de haute portée pour l’Afrique et pour l’humanité, la ministre a indiqué que la Côte d’Ivoire partage avec la diaspora afro-descendante un héritage commun, symbolisé par la présence de nombreux descendants aujourd’hui intégrés à la communauté nationale.
Inaugurée en juillet 2017, la stèle dédiée à la route des personnes mises en esclavage de Kanga-Nianzé symbolise le bain rituel que prenaient les futurs esclaves dans le lit de la rivière Bôdô avant leur embarquement vers les Amériques et les Antilles.
La Côte d’Ivoire a par ailleurs organisé, en octobre 2024, un atelier consacré à la labellisation des routes des personnes mises en esclavage.
(AIP)
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