Abidjan, 08 août 2025 (AIP) – Les pays africains en développement sans littoral disposent d’atouts leur permettant de devenir des acteurs majeurs de la prospérité et du développement durable du continent, en misant sur leur position centrale, l’élargissement de la connectivité régionale et l’adoption de technologies transformatrices, a indiqué le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
« Nous sommes à un moment charnière, qui marque un passage d’une perception d’isolement à la reconnaissance de ces nations comme des économies terrestres dynamiques, au cœur de la renaissance socio-économique de l’Afrique », a déclaré Samuel Doe, Représentant résident du PNUD en Éthiopie, lors d’une conférence de presse en marge de la 3ᵉ Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral (LLDC3), tenue cette semaine à Avaza (Turkménistan).
Présentant le rapport « Les économies terrestres africaines : voies vers la prospérité et le développement », M. Doe a souligné que plusieurs États enclavés tirent déjà parti de leur centralité stratégique. Il a cité la plateforme logistique de Kigali au Rwanda, reliant l’Ouganda, la RDC et le Burundi aux économies côtières, ainsi que les corridors commerciaux facilités par l’Éthiopie ou encore le rôle du Botswana, du Malawi, de la Zambie et du Zimbabwe dans le corridor Nord-Sud.
Bien que leur part dans le commerce mondial reste limitée (1,1 % pour 7 % de la population mondiale), ces pays approvisionnent les marchés régionaux en produits stratégiques comme les diamants, le cuivre, l’or, le café ou les textiles. L’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) leur ouvre de nouvelles perspectives, en transformant la géographie en atout compétitif.
Le PNUD met également en avant le rôle de la connectivité numérique pour contourner les contraintes géographiques, même si l’accès aux câbles sous-marins reste un défi majeur, particulièrement pour les pays « doublement enclavés ».
La conférence s’est conclue par l’adoption de la « Déclaration d’Avaza », feuille de route 2024-2034 axée sur cinq priorités : transformation économique, intégration régionale, infrastructures et transport, adaptation climatique et mobilisation de financements.
Pour Rabab Fatima, Haute-Représentante de l’ONU pour les pays les moins avancés et les pays en développement sans littoral, « il s’agit d’un plan d’action concret pour libérer le potentiel de ces nations et faire du lien terrestre un levier de prospérité partagée ».
(AIP)
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