Guiglo, 15 août 2025 (AIP) –Le Grand Ouest veut désormais s’imposer comme un espace d’innovation sociale et de réconciliation nationale après des décennies de crises. C
Le Forum du Grand Ouest pour la paix s’est ouvert jeudi 14 août 2025 à Guiglo (Cavally), avec la participation de chercheurs, leaders communautaires, responsables politiques et religieux, ainsi que de nombreux habitants venus des régions voisines.
Dans sa conférence inaugurale, le président du comité scientifique du forum, Dr Flan Monkey, enseignant en Sciences politiques à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, a souligné que la paix n’est pas qu’une simple absence de guerre, mais qu’elle repose sur la justice, l’équité et une gouvernance solide. « Les institutions doivent être des piliers de confiance, et non des sources de tensions », a-t-il insisté.
Pour bâtir une paix durable, le conférencier a mis en avant trois leviers essentiels, à savoir la résilience, qui permet aux communautés du Grand Ouest, durement éprouvées par les crises, de se relever, de se reconstruire et d’anticiper les épreuves futures, laa gouvernance, entendue comme un ensemble de mécanismes politiques et sociaux qui doivent intégrer toutes les sensibilités et renforcer les institutions républicaines, ainsi que la prospective, science des futurs possibles, indispensable pour anticiper les défis sociaux, économiques ou climatiques et préparer les réponses de demain.
L’Ouest ivoirien n’est pas une périphérie en crise, c’est un centre névralgique, un carrefour stratégique frontalière de la Guinée et du Libéria, où s’invente l’avenir du pays, a affirmé Dr Flan Monkey, plaidant pour que cette région devienne un véritable laboratoire de réconciliation nationale.
Le forum, placé sous le thème « Paix, gouvernance et résilience dans le Grand Ouest. Mise en contexte historique et prospective », entend créer un espace de convergence où la paix est l’objectif ultime, la gouvernance le levier, la résilience la garantie et la prospective la boussole.
Les travaux se sont achevés samedi 16 août, avec des prières interreligieuses, une journée scientifique, des activités sportives et surtout l’annonce d’engagements solennels des populations locales et de leurs invités en faveur de la paix. L’ouverture a été marquée par une marche blanche qui a mobilisé l’ensemble des couches sociales, venues du district des Montagnes, du Haut-Sassandra et même d’Abidjan.
(AIP)
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