Kounahiri, 19 août 2025 (AIP)- La 4ᵉ édition du festival des danses, arts et cultures de Kounahiri, organisée du 14 au 16 août 2025 à l’esplanade de la sous-préfecture, a placé au cœur de ses activités la reconnaissance du Goli dans les statistiques culturelles de Côte d’Ivoire.
« Le Goli, c’est l’âme du peuple Wan. Au-delà de son caractère sacré, il constitue un véritable centre d’attraction pour les Wan, Mona, Gouro, Sia et bien d’autres communautés de Côte d’Ivoire. Le Goli mérite d’être reconnu dans les statistiques culturelles nationales et internationales, car il véhicule des valeurs d’ouverture, de solidarité, de cohésion et même de protection de la biodiversité à travers la préservation des forêts sacrées », a plaidé Gbégbé Marc Valère, président de l’ONG « Kan Tah Goli », initiatrice du festival.
Le parrain de cette édition, Ahoutou Koffi Emmanuel, directeur de cabinet du vice-président de la République, a exprimé son attachement à la valorisation du Goli. Petit-fils du dépositaire du Goli « Walèbo » du peuple Baoulé de Sakassou, il a encouragé les initiateurs à nourrir de grandes ambitions pour en faire un patrimoine culturel mondial.
M. Ahoutou a rappelé que cette vision rejoint les orientations du Président Alassane Ouattara qui a inscrit la culture parmi les axes stratégiques du développement national. A cet effet, il a cité comme acquis l’inscription du Zaouli au patrimoine immatériel de l’UNESCO en 2017, celle du pagne tissé et le retour annoncé du tam-tam Ebrié « Djidji Ayékoué ».
« Mon soutien à ce festival est sans réserve au regard de ce que représente le Goli pour le peuple Wan, pour mon peuple Baoulé qui l’a adopté, et pour la Côte d’Ivoire. La reconnaissance internationale du Goli est un rêve réalisable », a-t-i souligné, promettant d’accompagner le festival pour sa pérennité.
Au-delà de la valorisation du Goli, le festival a également mis en avant la diversité culturelle locale à travers des concours tels que le concours de contes et le concours Miss Letchini, remporté par Bomisso Djeba Audrey Yasmine. Cette élection visait à sensibiliser les jeunes filles à rester authentiques et naturelles, en évitant la dépigmentation et les artifices, dans un retour assumé aux valeurs traditionnelles.
La clôture de cette 4ᵉ édition a été marquée par une prestation du Goli, avec ses différentes variantes (Goli glin, Gbaglagboclo, Kpan, Kplékplé), ainsi qu’un concert rassemblant plusieurs artistes du département de Kounahiri.
Initiée par l’ONG « Kan Tah Goli », cette rencontre culturelle vise à promouvoir la culture Wan, notamment le Goli, et à valoriser la diversité des peuples du département (Mona, Gouro, Sia), tout en projetant cette richesse au-delà des frontières ivoiriennes.
(AIP)
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