Guiglo, 27 août 2025 (AIP) – Une délégation du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), conduite par le conseiller technique en charge des pêches, Colonel Alain Kodjo, a expliqué, lundi 25 août 2025, à Guiglo, lors d’une rencontre à la préfecture, le bienfondé et la manière dont le repos biologique de la ressource halieutique doit se faire, en vue de la restauration de cette ressource au profit des populations de la région du Cavally et du pays.
« Nous sommes à Guiglo, ce jour, dans le cadre de la fermeture des pêches annuelles, une mesure inscrite dans la loi, qui demande à l’Etat de prendre toutes les dispositions nécessaires pour restaurer la ressource halieutique au profit des communautés. Depuis 2023, cette mesure a démarré en mer, et en 2024, nous avons commencé à l’étendre au niveau du continent », a expliqué Colonel Kodjo.
Cette mesure avait été observée l’année dernière au niveau des lacs de Taabo et de Buyo, et cette année, le ministère a décidé de l’étendre à l’ensemble du territoire national, a précisé colonel Kodjo. Il a révélé que la production des ressources halieutiques a baissé au niveau de ces plans d’eau, globalement à environ 34%, en passant au niveau national, de 100.000 tonnes à 68.000 tonnes, estimant, cependant, que les mesures instaurées depuis 2023 permettent d’avoir un peu d’espoir.
Au niveau de la zone de Guiglo, a-t-il souligné, il a été observé que la production, qui était de 108 tonnes en 2022, est passée à 110 tonnes en 2023, pour atteindre 140 tonnes, en 2024. Aujourd’hui, les statistiques à la disposition du MIRAH montrent que de janvier à fin juillet, la production de la ressource halieutique est autour de 105 tonnes, restant convaincus que d’ici fin novembre-décembre, les 140 tonnes vont être dépassées.
« Ce qui révèle que la mesure de repos est une mesure efficace et bénéfique. Nous avons expliqué aux communautés que c’est dans leur intérêt que nous mettons cette mesure en œuvre », a-t-il laissé entendre, regrattant le fait que quand le poisson se raréfie, la migration intervient et les zones d’accueil se saturent, ce qui fait naître les conflits.
Pour les plans d’eau intérieur, notamment les lacs de Taabo, Kossou, Buyo, Soubré, le chef de délégation a expliqué que le repos biologique va s’étendre du 1er septembre au 31 octobre 2025. Et, expliquant pourquoi le MIRAH a décidé d’initier ces mesures,
(AIP)
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