Bondoukou, 13 sept 2025 (AIP) – Le préfet de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, a renforcé la coordination entre les acteurs de prévention et de réponse dans le cadre du mécanisme d’alerte précoce, pour une sécurité optimale dans la région, à l’occasion de la deuxième réunion du Comité régional de sécurité du Gontougo, tenue vendredi 12 septembre 2025 à Bondoukou.
« Nous sommes obligés d’agir pour anticiper les risques et prévenir les tensions, notamment liées à l’arrivée de réfugiés ghanéens. La sensibilisation des populations est essentielle pour garantir la cohésion sociale et des élections apaisées », a souligné le préfet, lors de cette rencontre des acteurs institutionnels et non institutionnels du mécanisme d’alerte précoce.
Les autorités administratives, sécuritaires, coutumières, communautaires et partenaires techniques réunies ont fait le point sur la situation sécuritaire, humanitaire et électorale dans la région.
Dans son allocution, le préfet a rappelé l’importance de promouvoir la sécurité dans le Gontougo, soulignant que la proximité de la frontière avec le Burkina Faso et le Ghana expose la région à l’avancée du terrorisme et aux conflits fonciers.

Le conseiller technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Dr Kama Tapé, a insisté sur le fait que la sécurité est un bien précieux et que le mécanisme d’alerte précoce constitue un outil pour construire la confiance dans la région et assurer la stabilité du pays.
« La Côte d’Ivoire sera ce que ses fils donnent en termes de solidarité. Les populations doivent comprendre que la sécurité est entre leurs mains, une denrée de première nécessité pour notre pays », a-t-il ajouté.
Le préfet de police de Bondoukou, le commissaire divisionnaire major Bouadou Blaise Angbonon, a présenté un état des lieux des menaces et de la situation sécuritaire, mettant en évidence les zones vulnérables et les risques liés à l’extrémisme violent et aux conflits fonciers.
La réunion a abouti à l’adoption d’un plan opérationnel de coordination et de suivi, intégrant des actions concrètes de prévention des crises, de gestion des flux migratoires et de promotion de la cohésion sociale en période électorale.
Plus d’une centaine de participants, dont les préfets des départements du Gontougo, les sous-préfets, les chefs d’unités de défense et de sécurité, la Commission électorale indépendante (CEI), les autorités coutumières, les leaders communautaires et les représentants de la société civile, ont pris part à cette rencontre.
Cette activité s’est tenue avec l’appui technique de l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS) et le soutien financier du PNUD.
(AIP)
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