Korhogo, 18 sept 2025 (AIP) – La Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO), en partenariat avec la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), a organisé, mardi 16 et mercredi 17 septembre 2025 à Korhogo, un atelier de formation à l’intention de membres d’associations de jeunes et de femmes sur la prévention des violences électorales.
Cette activité s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer les capacités communautaires en matière de promotion des droits humains, de paix et de participation citoyenne à l’approche du scrutin présidentiel d’octobre 2025.
L’atelier se déroule dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Protect », financé par l’Union européenne, dont l’objectif est de renforcer l’espace civique et de protéger les défenseurs des droits humains en contexte électoral. Il vise à doter les jeunes et les femmes d’outils pratiques pour agir efficacement en situation de crise et promouvoir des élections apaisées.
La chargée du programme national de la LIDHO, Sery Aïda, a insisté sur la nécessité de former les jeunes leaders communautaires aux méthodes de prévention, aux mécanismes d’alerte et aux stratégies de médiation adaptées aux tensions électorales. Elle a rappelé que les femmes, souvent victimes de violations, et les jeunes, parfois instrumentalisés en période de crise, doivent être au cœur des actions de sensibilisation.
« Après cette formation, les participants iront sur le terrain pour sensibiliser leurs communautés, afin que chacun devienne un ambassadeur de paix, de pardon et de cohésion pour des élections sans violence », a-t-elle affirmé.
La formatrice Fofana Ella a, pour sa part, souligné l’importance d’outiller les jeunes en matière de droits humains et de recours disponibles, afin qu’ils puissent contribuer activement à la prévention des crises et à l’instauration d’un climat électoral serein.
De son côté, le 2e vice-président du Conseil national des jeunes de Côte d’Ivoire (CNJCI), section Korhogo, Issouf Paré, a salué la pertinence de l’initiative et exhorté ses pairs à s’approprier les valeurs de paix et de cohésion sociale.
« La paix n’est pas qu’un slogan, c’est un comportement concret au quotidien, indispensable au développement et à la stabilité locale », a-t-il déclaré.
Durant ces deux jours, les participants ont suivi des modules sur les droits humains en période électorale, les enjeux spécifiques liés au processus électoral, le rôle des acteurs communautaires dans la protection des droits fondamentaux, ainsi que sur les instruments, mécanismes et recours disponibles.
À l’issue de la formation, ils se disent mieux préparés à contribuer à la prévention des conflits et à la consolidation d’un climat de paix à l’approche de la présidentielle de 2025.
(AIP)
ss/fmo

