Abidjan, 30 sept 2025 (AIP) – Le déficit en micronutriments, en particulier en fer, constitue un défi majeur de santé publique en Afrique de l’Ouest a lancé par le responsable régional de la nutrition, de la santé et du bien-être chez Nestlé Afrique de l’Ouest et Centrale, Dr Brehima Cissoko, qui, par ailleurs, préconise la fortification alimentaire comme réponse stratégique à cette problématique.
« Le déficit en micronutriments dans notre région constitue un véritable problème de santé publique. Dans ce contexte, la fortification des aliments est une réponse adaptée », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une approche nutritionnelle proactive.
Dr Cissoko s’appuie sur les recommandations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui promeut un régime alimentaire équilibré, fondé sur le modèle du « régime planétaire ». Celui-ci préconise une consommation quotidienne de 50 g de féculents, 50 g de protéines animales et 300 g de protéines végétales.
Mais la réalité est bien différente : « En 2016, un constat alarmant a été établi. À l’échelle mondiale, nous consommons bien plus de féculents et de protéines animales, mais beaucoup moins de légumes, de fruits et de protéines végétales. Quant aux autres groupes alimentaires, ils sont quasi absents de notre alimentation », a-t-il déploré.
La situation est particulièrement critique en Afrique de l’Ouest, où l’insécurité alimentaire touche de nombreux foyers. Une enquête menée au Nigeria révèle que 45 % des ménages n’ont ni suffisamment de nourriture ni les ressources nécessaires pour se nourrir convenablement. Pour faire face, les familles réduisent les portions, limitent le nombre de repas, ou privent les adultes pour préserver les enfants.
Dr Cissoko met également en lumière un phénomène moins visible mais tout aussi préoccupant : la « faim cachée ». « C’est ce paradoxe où le ventre est plein, mais le corps souffre silencieusement d’un manque de nutriments essentiels. L’un des exemples les plus frappants est l’anémie, souvent causée par une carence en fer », a-t-il expliqué.
Consciente de cet enjeu, Nestlé fait de la fortification des aliments une priorité. « Nous ajoutons délibérément des micronutriments essentiels, notamment le fer, à certains produits alimentaires afin d’en améliorer la valeur nutritionnelle et de répondre aux besoins essentiels de la population », a-t-il conclu.
La fortification alimentaire apparaît ainsi comme une solution durable, accessible et efficace pour lutter contre les carences nutritionnelles dans la région.
Dr Cissoko s’exprimait lors d’une visite guidée du centre de recherche de Nestlé et de l’usine Maggi à Yopougon, du 10 au 12 septembre 2025. en présence du directeur du ce centre, Tesfa Halidet dans une volonté de transparence sur les processus de fabrication et les engagements nutritionnels de l’entreprise.
(AIP)
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