Abidjan, 1er oct 2025 (AIP) – Le gouvernement ivoirien, à travers la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, et le président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques (COSIM), Cheikh Aïma Ousmane Diakité, ont procédé, mardi 30 septembre 2025 à Abidjan-Plateau, à la signature d’une convention portant sur un programme de valorisation et de préservation du patrimoine documentaire islamique en Côte d’Ivoire.
Ce programme désigne le Gontougo, dans le district du Zanzan, comme première région pilote.
« La signature de ce jour scelle une alliance sacrée entre la République et les gardiens de notre patrimoine spirituel. Elle marque le début d’une grande aventure : sauver de l’oubli les trésors manuscrits de l’islam ivoirien. Ces parchemins, ces textes calligraphiés à l’encre d’or ou de roseau, ne sont pas que du papier. Ils portent la mémoire de nos savants, la sagesse de nos ancêtres et les liens millénaires qui unissent la Côte d’Ivoire au monde islamique », a déclaré la ministre Françoise Remarck dans une note du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG).
Selon elle, la mission assignée à ce programme est triple, à savoir protéger les œuvres fragiles contre les outrages du temps, transmettre leur savoir aux générations futures et honorer leur valeur spirituelle et historique.
Le président du COSIM, Cheikh Aïma Diakité, a exprimé, pour sa part, sa profonde gratitude au gouvernement et à la ministre pour cette initiative, qualifiée d’« acte fort en faveur de la sauvegarde d’un pan essentiel de la mémoire scientifique et spirituelle de la Côte d’Ivoire ».
« Les manuscrits sont un trésor que nos ancêtres nous ont laissé. Il s’agit de les préserver et de les rendre accessibles aux générations futures », a-t-il souligné, réaffirmant l’engagement du COSIM à accompagner le processus.
Le programme prévoit, entre autres, l’inventaire et la numérisation systématique des collections, la restauration des pièces endommagées, la formation d’experts ivoiriens aux techniques modernes de conservation ainsi que la création d’une bibliothèque virtuelle ouverte au public.
Le projet associera aussi les standards scientifiques internationaux, notamment les normes de l’UNESCO et les technologies de numérisation avancées, au savoir-faire traditionnel local, sous la supervision des oulémas du COSIM. Une attention particulière sera portée au respect des sensibilités religieuses et à la confidentialité des collections privées.
(AIP)
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