Abidjan, 1er oct 2025 (AIP)- La Côte d’Ivoire s‘apprête à aller aux urnes le 25 octobre 2025, pour élire son nouveau président de la République, pour un mandat de cinq ans. Le vote est bien plus qu’un simple acte administratif, c’est la première expression de la citoyenneté et la pierre angulaire de la démocratie. Dans une époque où la désillusion politique semble croissante, il est essentiel de rappeler aux citoyens l’importance de leur participation aux urnes.
Le vote : un droit inaliénable
Selon le juriste Jean Dupont, « le droit de vote est inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. C’est un acquis précieux qui a nécessité des luttes acharnées ». Ce droit, acquis au prix de sacrifices, doit être exercé pour garantir l’équilibre démocratique.
Témoignage d’un citoyen engagé
Claude Mélaine Kadjo, 45 ans, participe à chaque élection. « Pour moi, voter est un acte de respect envers ceux qui se sont battus pour ce droit. Chaque bulletin que je glisse dans l’urne est une manière de dire que je compte, que ma voix a de la valeur. C’est une responsabilité pour moi de voter, d’opérer mon choix sur celle ou celui qui va diriger le pays pour les cinq années à venir », a-t-il déclaré.
Le vote : un devoir moral
Au-delà de son aspect légal, le vote est également un devoir moral. « S’abstenir de voter, c’est laisser d’autres décider de notre avenir », souligne le sociologue Pierre Martin. Il est clair que l’engagement civique passe par la volonté de faire entendre sa voix et de participer à la construction de la société. Une construction qui au-delà des édifices, passe par une construction d’un paysage démocratique qui passe nécessairement par la participation au scrutin.
L’impact de l’abstention
L’élection présidentielle ivoirienne de 2020 a lieu le 31 octobre 2020 afin d’élire le président de la République de Côte d’Ivoire. Le scrutin, boycotté par l’opposition, voit la réélection du président sortant Alassane Ouattara dès le premier tour. L’abstention est un phénomène préoccupant. En 2020, plusieurs électeurs ne se sont pas déplacés aux urnes. Cela soulève des questions sur l’engagement des citoyens. « J’ai longtemps pensé que mon vote ne changerait rien. Mais en réalisant que chaque voix compte, j’ai compris que c’était mon devoir de participer », a indiqué une jeune électrice, Rose-Hestère Yao.
Mode de scrutin
Le président ivoirien est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois de manière consécutive. Est élu le candidat ayant recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour. À défaut, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête au premier, et celui recueillant le plus de suffrages est déclaré élu. La Constitution fixe la date du premier tour au dernier samedi du mois d’octobre de la cinquième année du mandat présidentiel en cours, et celle du second tour éventuel au dernier samedi du mois de novembre suivant.
La responsabilité collective
Voter, c’est aussi prendre conscience de la responsabilité collective. Les choix opérés lors des élections ont un impact direct sur la vie quotidienne des citoyens. Les juristes insistent sur l’importance de l’éducation civique pour sensibiliser les jeunes à leur rôle. De plus en plus, les politiciens s’impliquent dans l’éducation à la citoyenneté, au devoir de vote de leurs militants, gage d’une représentativité au scrutin, mais également pour donner plus de chances à leur candidat d’être potentiellement élu.
Témoignage d’un enseignant
Allah François, enseignant en Education des droits de l’homme et civique, explique pour sa part qu’il essaie d’apprendre à ses élèves que le vote est une responsabilité. « En leur montrant les conséquences des décisions politiques sur des enjeux comme l’éducation ou l’environnement, je les incite à se projeter dans l’avenir », a-t-il indiqué.
Le vote est à la fois un droit et un devoir, un acte citoyen qui façonne la Démocratie. « En encourageant chaque citoyen à exercer ce droit, nous renforçons notre société et garantissons une représentation équitable. Ne laissons pas les autres décider à notre place », a conclu l’enseignant.
(AIP)
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