Abidjan, 14 nov 2025 (AIP) – La Commission de la CEDEAO a annoncé la réactivation du Comité d’experts sur la sécurité sociale (CESS), à l’issue d’une réunion de quatre jours tenue du 4 au 7 novembre 2025 à Lagos (Nigeria), en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT) et le Centre international de formation de l’OIT (CIF-OIT).
Selon un communiqué transmis à l’AIP le vendredi 14 novembre, cette rencontre a permis de renforcer les capacités des membres du CESS et des institutions clés de la CEDEAO, et de valider plusieurs outils essentiels à la mise en œuvre de la Convention générale de la CEDEAO sur la sécurité sociale, dont une note de politique, la création de groupes de travail techniques et la révision de documents thématiques.
L’objectif central est d’améliorer la protection sociale de millions de travailleurs migrants dans l’espace communautaire.
Représentant la Commission, Dr Alves D’Almada Fernando Jorge a rappelé que la migration demeure un pilier majeur de l’intégration régionale. Il a souligné que la Convention générale, élaborée avec l’appui de l’OIT, vise à garantir l’égalité de traitement et la portabilité des droits à la sécurité sociale pour les travailleurs migrants, grâce à une coordination des systèmes nationaux conforme aux normes internationales, notamment la Convention n°102 de l’OIT.
Au nom du ministre sierra-léonais de l’Emploi et président de la réunion, Duraman Maada Songo, il a insisté sur la sécurité sociale comme « droit humain fondamental » et condition d’un développement inclusif.
Il a mis en évidence les défis persistants, particulièrement en faveur des travailleurs informels et vulnérables, appelant à l’élargissement de la couverture, à des mécanismes de financement innovants, à un renforcement de la gouvernance numérique et à des systèmes sensibles au genre et au handicap. Il a exhorté les États membres à intensifier leur coopération pour assurer une protection sociale équitable et durable à l’ensemble des travailleurs migrants de la région.
La Directrice du Bureau de l’OIT pour le Nigéria, le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone et la CEDEAO, Dr Vanessa Phala, a rappelé pour sa part que la protection sociale est un droit fondamental, mais aussi une nécessité économique permettant de réduire pauvreté, exclusion et inégalités, tout en favorisant la stabilité sociale.
La réactivation du CESS marque une étape importante dans la mise en œuvre de la Convention générale de la CEDEAO sur la sécurité sociale, destinée à renforcer la cohésion régionale et la mobilité de la main-d’œuvre en garantissant des droits sociaux durables et harmonisés.
(AIP)
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