Abidjan, 19 nov 2025 (AIP) – L’Équipe multidisciplinaire du Bureau sous-régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Afrique de l’Ouest a alerté, à l’ouverture de sa 17ᵉ réunion, mardi 18 novembre 2025 à Abidjan, sur l’urgence d’investir dans la protection sociale rurale pour renforcer l’accès aux financements climatiques.
Organisée en mode hybride (présentiel et distanciel), cette rencontre régionale, placée sous le thème « Mécanismes de financement innovant et réformes structurelles pour l’adaptation climatique », se tient jusqu’au vendredi 21 novembre.
Le représentant résident de la FAO en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a mis en lumière les enjeux liés à la sécurité alimentaire, au dérèglement climatique et à la nécessité de mobiliser des financements destinés à soutenir la résilience des systèmes agricoles.
Le sous-directeur général et représentant régional de la FAO pour l’Afrique, Abebe Haile-Gabriel, a rappelé les défis majeurs auxquels la région est confrontée, notamment l’insécurité alimentaire persistante, les impacts du changement climatique et la difficulté d’accéder à des ressources financières adaptées pour renforcer la résilience des populations vulnérables.
La coordonnatrice du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Bintia Stephen Tchikaya, a insisté sur l’importance d’un recours accru aux mécanismes de financement climatique, tels que le Fonds vert pour le climat et le Fonds d’adaptation, pour soutenir les politiques publiques et les programmes d’adaptation.
Mme Tchikaya a salué la vision du gouvernement ivoirien, à l’origine de l’élaboration d’un ambitieux programme d’investissement destiné à étendre la protection sociale aux travailleurs des secteurs informel et agricole.
Quant au ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Maître Adama Kamara, il a indiqué que ce programme inédit permettra d’offrir une couverture sociale à plus de cinq millions d’acteurs agricoles, artisanaux et informels, de renforcer les coopératives, de soutenir l’autonomisation des femmes et de promouvoir la création d’emplois verts et durables.
Il a également souligné le rôle stratégique des caisses de prévoyance sociale, dont la capitalisation des excédents pourrait contribuer au financement d’infrastructures essentielles, notamment celles liées à la maîtrise de l’eau, indispensable à la sécurité alimentaire.

Les participants ont par ailleurs encouragé l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes ainsi que la mise en place d’assurances indexées sur le climat, jugées essentielles pour protéger les revenus des producteurs dans une région où plus de 80% des acteurs économiques évoluent dans le secteur informel, souvent dépourvus de couverture sociale.
L’événement réunit en Côte d’Ivoire de nombreux acteurs clés, notamment les représentants de la FAO dans les 15 pays d’Afrique de l’Ouest, des responsables techniques de haut niveau, des institutions régionales, des agences, programmes et fonds des Nations Unies, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Participent également des organisations faîtières, des représentants du secteur privé et de la société civile.
(AIP)
bsp/cmas

