Abidjan, 30 nov 2025 (AIP) – L’Afrique ne doit pas subir la révolution technologique, mais en être l’un des moteurs, a déclaré le président de la Société ivoirienne de transhumanisme (SIVOT), Pr Josué Guébo.
Le philosophe a exprimé cette conviction lors du premier congrès mondial du transhumanisme, organisé du 27 au 28 novembre 2025 à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody, autour du thème : « Transhumanisme et développement de l’Afrique ».
« Ce thème, loin d’être un simple slogan, pose une question politique majeure et engage une interpellation éthique profonde. Car l’Afrique ne peut pas se permettre d’être une terre de consommation technologique. Elle doit devenir une terre de création, d’expérimentation, d’innovation. L’Afrique ne peut pas se contenter d’acheter des technologies importées : elle doit inventer les siennes. C’est ce que ce congrès prépare », a soutenu Pr Josué Guébo.
À travers ce congrès mondial du transhumanisme, le président de la SIVOT estime que l’Afrique entre dans une ère nouvelle, celle d’un transhumanisme enraciné dans ses valeurs, éclairé par ses cultures et porté par sa jeunesse.
« Ce congrès est à la fois un événement scientifique et une déclaration mondiale selon laquelle l’Afrique ne restera pas spectatrice, mais deviendra co-créatrice de son futur technologique », a-t-il ajouté.
Auparavant, Pr Guébo a exprimé sa gratitude au Mormon Transhumanist Association (MTA) et à son président, Carl Youngblood, dont la participation, l’enthousiasme et l’appui intellectuel ont été déterminants dans l’organisation de cette rencontre.
Il a également remercié le directeur général de JD Éditions, Jean Derbé, pour son soutien et son engagement en faveur de la diffusion de la pensée scientifique en Afrique, à travers sa vision du livre comme instrument de transformation culturelle.
La Côte d’Ivoire a abrité, les 27 et 28 novembre 2025, à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, la 18e édition du congrès mondial du transhumanisme, précise-t-on.
(AIP)
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