Bouaké, 02 déc 2025 (AIP)- La station de recherche de Mbé a accueilli, lundi 1er décembre 2025, la cérémonie d’ouverture de l’édition 2025 de la semaine d’impact de la recherche d’AfricaRice, en présence du ministre des Transports, Amadou Koné, également maire de Bouaké, invité spécial de cette rencontre.
Dans son allocution d’ouverture, le directeur général d’AfricaRice, Dr Baboucarr Manneh, a présenté les objectifs et la nouvelle orientation stratégique de cette rencontre annuelle consacrée à l’impact de la recherche sur le développement rizicole en Afrique. Il a indiqué que cette semaine se veut un cadre de co-construction entre les scientifiques, les institutions partenaires et les acteurs de la chaîne de valeur riz. Selon lui, l’enjeu central demeure l’accélération du passage des résultats de recherche aux transformations attendues dans les pays africains.

Le directeur général a expliqué que, dès cette édition, AfricaRice entend renforcer la relation entre la production scientifique et son impact sur les systèmes agricoles, en travaillant avec les gouvernements, les instituts nationaux, régionaux et internationaux de recherche agricole, les entreprises privées, les agriculteurs et l’ensemble des acteurs impliqués dans la filière. Il a affirmé que l’ambition de l’institution est de contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance en riz et de réduire durablement le déficit entre production et consommation, un décalage qui conduit encore à de fortes importations.
Présentant le contenu technique de cette semaine de travaux, Dr Manneh a annoncé que les participants examineront les stratégies nationales de développement du riz, élaborées pour la plupart des 36 pays engagés dans l’initiative menée avec la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD). AfricaRice, membre du comité de pilotage de cette coalition, appuie les États dans la conception et la mise en œuvre de ces plans.
Il a précisé que les échanges porteront aussi sur plusieurs leviers techniques, notamment l’approche « Smart-Valleys » pour l’aménagement participatif des bas-fonds, le riz hybride F1 aux rendements potentiels élevés, l’importance des données fiables dans la planification nationale et l’apport de la télédétection et de l’intelligence artificielle pour améliorer les statistiques rizicoles. Des réunions scientifiques sont prévues autour des projets en cours d’exécution dans les pays membres.
Le ministre Amadou Koné a salué le rôle joué par AfricaRice dans la promotion de la recherche agricole en Afrique. Il a exprimé la reconnaissance de la commune de Bouaké aux pays membres et aux administrateurs de l’institution pour la reprise intégrale des activités sur les stations de recherche après une période de difficultés.
Le ministre-maire a indiqué que la semaine de l’impact constitue un espace de concertation sur les liens entre gouvernements, institutions de recherche, services de vulgarisation, secteur privé et acteurs du développement rural. Il a affirmé que ces partenariats facilitent l’adaptation des solutions scientifiques aux réalités des producteurs.

Il a rappelé l’engagement de la commune de Bouaké à soutenir AfricaRice, à favoriser l’installation durable des équipes de recherche et à contribuer à la valorisation des résultats scientifiques pour la formation des jeunes, l’amélioration de la production agricole et le renforcement de la résilience économique des populations. Il a insisté sur le potentiel rizicole de la région de Gbêkê, disposant de bas-fonds exploitables, et a exprimé le souhait que la station de Mbé devienne un centre de développement pour la région.
À l’issue de la cérémonie d’ouverture, Amadou Koné a visité plusieurs infrastructures de la station, dont la banque de gènes, qui abrite plus de 22 000 échantillons de variétés de riz provenant de pays africains, le laboratoire qualité-grain et post-récolte, ainsi que des parcelles d’expérimentation regroupant diverses variétés en essai.
(AIP)
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