Guiglo, 11 déc 2025 (AIP) – Les enfants et adolescents, principalement des filles de Guiglo, ont été sensibilisés, mercredi 10 décembre 2025, aux dangers des réseaux sociaux dont les dérives peuvent porter atteinte à leur vie privée, entraîner leur déscolarisation, voire les conduire au suicide.
Cette exhortation a été faite par la représentante du président de la section de Tribunal de Guiglo, Pulchérie Olga Yapo, Inspecteur d’Education surveillée, en charge des mineurs au contact du système judiciaire, lors de la cérémonie de clôture de la 35ème édition des 16 jours d’activisme de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), qui a eu pour cadre le Centre social de la capitale de la région du Cavally (Ouest de la Côte d’Ivoire).
Les 16 jours d’activisme, organisés du 25 novembre au 10 décembre 2025, ont été marqués notamment par des actions de sensibilisation autour du thème de l’ONU Femmes, « Tous UNiS pour mettre fin à la violence numérique contre les femmes et les filles », ainsi que par le thème national, « Tous UNiS contre les féminicides et les violences numériques contre les femmes et les filles ».
Toute chose qui rappelle l’urgence de combattre cette forme d’abus en croissance rapide et l’importance de la sécurité numérique pour l’égalité des sexes. En Côte d’Ivoire et ailleurs, des événements ont mobilisé contre les violences en ligne et hors ligne, soulignant que la sécurité numérique est un droit humain.
Intervenant sur les deux thèmes qui sont liés, Mme Yapo du service de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse, a défini aux enfants et aux adolescents le féminicide et les violences numériques, énumérant quelques textes de loi.
L’objectif étant de faire prendre conscience à ses interlocuteurs qu’ils doivent faire beaucoup attention aux actes qu’ils posent au quotidien sur les réseaux sociaux en scrollant. Ces actes étant passibles surtout de peine d’emprisonnement, notamment en cas de délit d’offense aux décideurs publics.
Elle a dit avoir également expliqué à la cible de faire attention et de prendre toutes les précautions utiles concernant les réseaux sociaux pour ne pas être victimes de chantage, de cyberharcèlement, de viols, étayant ses propos par des cas d’école en guise d’exemples.
La campagne 2025 des 16 jours d’activisme a rappelé que la violence en ligne — cyberharcèlement, revenge porn, entre autres — constitue une forme de violence basée sur le genre en pleine expansion, affectant une femme sur trois, et a souligné, par conséquent, l’urgence d’une réponse globale.
L’Australie est le premier pays au monde à interdire depuis mardi, minuit, l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes âgés de moins de 16 ans.
(AIP)
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