Bangolo, 7 jan 2026 (AIP) – Les ministres élus députés à l’issue des élections législatives du 27 décembre 2025 seront remplacés à l’Assemblée nationale par leurs suppléants en cas de reconduction au sein du futur gouvernement, conformément aux dispositions encadrant la suppléance parlementaire, a indiqué le sénateur Sah Tiétémomon Evariste.
Dans un entretien téléphonique accordé à l’AIP, mardi 6 janvier 2026, le sénateur a rappelé que tout parlementaire appelé à exercer des fonctions gouvernementales est, de plein droit, empêché de siéger à l’Assemblée nationale. Le suppléant est alors investi de l’intégralité du mandat législatif et exerce l’ensemble des prérogatives liées à la fonction parlementaire.
Durant la période de suppléance, les émoluments et avantages afférents au mandat sont perçus par le suppléant. À la cessation des fonctions gouvernementales du titulaire, celui-ci retrouve automatiquement son siège, mettant fin à la suppléance, a précisé M. Sah Evariste.
S’agissant de la rente viagère, le sénateur a indiqué qu’elle est liée à l’exercice effectif du mandat et à l’achèvement de la législature. Lorsque le suppléant termine le mandat en raison du maintien prolongé du titulaire au gouvernement, le bénéfice de la rente viagère lui revient.
Concernant les primes parlementaires, il a expliqué que la prime d’installation reste attachée au député titulaire, en lien avec les formalités consécutives à l’élection, tandis que les primes périodiques sont perçues par le suppléant dès lors qu’il exerce effectivement le mandat.
Le sénateur a également précisé que ces dispositions s’appliquent à tout parlementaire titulaire affecté à une mission d’une durée supérieure à six mois, entraînant son remplacement par le suppléant jusqu’à son retour éventuel.
Relativement à l’élection du président de l’Assemblée nationale, M. Sah Evariste a indiqué que les ministres élus députés ne peuvent participer au scrutin qu’après la dissolution du gouvernement, moment à partir duquel ils recouvrent leurs prérogatives parlementaires. La formation d’un nouveau gouvernement peut ensuite conduire, en cas de reconduction ministérielle, au retour du suppléant à l’Assemblée nationale.
(AIP)
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