Yamoussoukro, 4 juin 2026 (AIP) – Une trentaine de médecins du travail et d’infirmiers exerçant dans des entreprises du secteur industriel participent depuis mardi 2 juin 2026 à Yamoussoukro à un atelier de formation sur la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS), à l’initiative de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS).
Cette session vise à renforcer les capacités des professionnels de santé en entreprise en matière de dépistage, de prise en charge et surtout de prévention des TMS, des affections qui figurent parmi les maladies professionnelles les plus fréquentes dans l’industrie manufacturière.
Selon le médecin du travail et médecin-conseil à la Direction de la prévention de la CNPS, Dr Agoua Aline, les troubles musculo-squelettiques constituent une préoccupation majeure en milieu professionnel, mais de nombreux dossiers soumis pour leur reconnaissance comme maladies professionnelles ne répondent pas toujours aux critères requis.
« Nous allons fournir aux participants les outils nécessaires pour constituer des dossiers complets et conformes aux exigences de la CNPS, afin de faciliter leur reconnaissance et d’assurer une meilleure prise en charge des travailleurs concernés », a-t-il expliqué.
L’atelier réunit un panel d’experts chargés de présenter les procédures de déclaration des maladies professionnelles liées aux TMS ainsi que des méthodes pratiques de prévention applicables dans les entreprises.
Pour le Dr Agoua, l’enjeu principal demeure la prévention.
« L’objectif est d’éviter l’apparition de ces troubles. Toutefois, lorsqu’ils surviennent, il est important de savoir comment accompagner le travailleur afin qu’il puisse poursuivre son activité professionnelle dans les meilleures conditions possibles », a-t-il indiqué.
Les troubles musculo-squelettiques affectent à la fois les travailleurs et les entreprises. Ils provoquent des douleurs, des arrêts de travail et parfois une baisse des revenus des salariés. Pour les employeurs, ils entraînent des pertes de productivité et des coûts supplémentaires liés au remplacement ou à la formation de nouveaux agents.
Selon les données présentées lors de la rencontre, près de 2,93 millions de travailleurs du secteur manufacturier meurent chaque année dans le monde de causes liées au travail, notamment les accidents et les maladies professionnelles, soit 63 % de la mortalité professionnelle mondiale. En Côte d’Ivoire, la CNPS a enregistré environ 6 000 cas d’accidents du travail à l’échelle nationale.
Outre les accidents mécaniques, les chutes et les heurts par véhicules, l’industrie manufacturière demeure particulièrement exposée aux troubles musculo-squelettiques, qui représentent une part importante des maladies professionnelles et constituent un frein à la productivité des entreprises.
Après l’étape de Yamoussoukro, cette formation sera organisée à San Pedro puis à Abidjan dans les prochaines semaines.
(AIP)
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