Abidjan, 04 juin 2026 (AIP) – L’Union européenne (UE) a lancé, mercredi 3 juin 2026 à Abidjan, un projet de jumelage institutionnel de 1,5 million d’euros (près de 984 millions FCFA) destiné à renforcer le dispositif ivoirien de sécurité sanitaire des aliments d’origine animale.
Mis en œuvre dans le cadre du Programme d’appui aux systèmes sylvicole et agroalimentaire durables en Côte d’Ivoire (PASSAD), financé à hauteur de 22 millions d’Euros par l’UE, ce projet de 30 mois (du 15 novembre 2025 au 15 mai 2028) associe la Côte d’Ivoire à un consortium européen conduit par la France, avec la participation de l’Espagne et de l’Autriche.
Représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, le directeur de cabinet, Assoumany Gouromenan, a indiqué que cette initiative contribuera à améliorer la protection des consommateurs, la santé publique et la compétitivité des filières animales ivoiriennes. « Renforcer les services vétérinaires, c’est renforcer la capacité de l’État à protéger les populations », a-t-il déclaré.

Le projet prévoit notamment la modernisation du cadre législatif et réglementaire, l’amélioration de la gouvernance des services compétents et le renforcement des capacités des acteurs du secteur.
Au nom de la Primature, David Ané a souligné que ce jumelage permettra à la Côte d’Ivoire de bénéficier de l’expertise des administrations vétérinaires européennes afin de consolider son système de contrôle sanitaire.
La représentante de l’UE, Martina Borovac Pecarevic, a relevé que cette coopération s’inscrit dans l’approche « Une seule santé », qui relie la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Pour la directrice générale adjointe de l’alimentation de la France, Marie-Christine Le Gal, ce partenariat contribuera à renforcer les contrôles sanitaires tout au long de la chaîne de production et à faciliter l’accès des produits ivoiriens aux marchés.
Plus tôt dans la matinée, la direction des services vétérinaires et du bien-être animal (DSVBA) de Côte d’Ivoire et la direction générale de l’alimentation (DGAL) de la France ont signé une déclaration d’intention visant à renforcer leur coopération en matière de santé publique vétérinaire.
Prévu jusqu’en mai 2028, le projet vise à rapprocher le système ivoirien de contrôle des denrées animales des standards internationaux du Codex Alimentarius et de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).
(AIP)
cmas

