Yamoussoukro, 24 jan 2026 (AIP) – Les travaux de validation d’une étude réalisée dans le cadre du projet West Africa Unique Identification for Regional Integration (WURI) se sont tenus le vendredi 23 janvier 2026 à Yamoussoukro, en présence des parties prenantes institutionnelles et communautaires.
Soutenu par la Banque mondiale, le projet WURI vise à la mise en place de systèmes d’identification uniques, fiables et inclusifs dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin, le Togo et le Niger. Il a pour objectif d’augmenter le nombre de personnes disposant d’un identifiant unique leur permettant d’accéder aux services sociaux de base.
En Côte d’Ivoire, le projet appuie la modernisation du système national d’identification, l’interconnexion des bases de données administratives, l’enregistrement des personnes ne disposant pas de documents d’identité, ainsi que les politiques publiques liées à la couverture maladie universelle (CMU), à la santé et au social.
Selon le chef du projet WURI en Côte d’Ivoire, Raoul Tapé, également coordonnateur, le projet repose sur trois composantes principales, à savoir l’amélioration de l’environnement légal, la mise en place d’une base de données inclusive et l’accès effectif des populations aux services sociaux. Il a indiqué que, dans le cadre de la restructuration du projet, l’État de Côte d’Ivoire et la Banque mondiale ont convenu de s’appuyer sur les opérations d’enrôlement déjà réalisées par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).
À cet effet, un partenariat a été signé depuis 2024 avec la CNAM pour appuyer l’enrôlement des populations à la CMU et la distribution des cartes. L’étude validée vise à identifier et à atténuer les risques sociaux susceptibles de survenir lors de la mise en œuvre du projet, notamment les inégalités et les discriminations, à travers des consultations menées en février 2025 dans plusieurs localités du pays.
Après la validation du rapport par la Banque mondiale, l’atelier de Yamoussoukro a permis de restituer les résultats de l’étude aux populations et acteurs locaux ayant pris part aux enquêtes, afin de favoriser leur appropriation et d’améliorer la mise en œuvre du projet WURI et d’autres initiatives liées à l’identification et à l’inclusion sociale.
Ouvrant les travaux, le conseiller technique du ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Professeur Dié Kacou a souligné l’importance capitale de cette activité pour l’accès des populations aux services sociaux, en particulier la couverture maladie universelle. Il a rappelé que plus de 23,5 millions de personnes sont déjà enrôlées à la CMU, tout en relevant l’existence de populations encore difficiles à atteindre.
Il a précisé que l’étude sociale, menée dans dix localités, a permis d’identifier les contraintes rencontrées par ces populations et que l’atelier vise à recueillir les contributions des acteurs de terrain, notamment les autorités administratives locales et les leaders communautaires, en vue d’améliorer les actions en cours.
(AIP)
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