Abidjan, 11 fév 2026 (AIP)-La Côte d’Ivoire a consacré, le mardi 10 février 2026, une séance dédiée à la promotion de son secteur minier à l’occasion de la deuxième journée du forum Mining Indaba, tenu au Cap, en Afrique du Sud.
Plus d’une centaine de participants, parmi lesquels figuraient plusieurs investisseurs internationaux, ont pris part à cette rencontre structurée autour d’une présentation institutionnelle, d’un panel de discussion et de témoignages d’entreprises opérant sur le territoire ivoirien.
Dans une communication intitulée « Dix ans de croissance minière : résultats d’une gouvernance multipartite », le directeur général des Mines et de la Géologie, Seydou Coulibaly, a rappelé que la dernière décennie a constitué une période de croissance soutenue, marquée également par un renforcement institutionnel du secteur minier ivoirien, avec un volume d’investissements cumulés supérieur à 2 000 milliards de francs CFA.
M. Coulibaly a indiqué que, selon le Fraser Institute, la Côte d’Ivoire a été classée, pour les années 2022, 2023 et 2024, première juridiction minière d’Afrique de l’Ouest, première destination de la sous-région en matière d’investissement minier, et figure parmi les dix juridictions les plus attractives du continent africain.
Le directeur général des Mines et de la Géologie a également mis en exergue plusieurs facteurs propices à l’investissement, notamment la stabilité politique, un indice de sécurité nationale établi à 1,2 en 2024, des infrastructures modernes, une offre énergétique disponible et des ressources humaines qualifiées.
Sur le plan géologique, il a précisé qu’avec 35 % des roches birimiennes de l’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire dispose d’un potentiel important en or et en diverses autres ressources.
Par ailleurs, 18,6 % des formations archéennes contiennent des métaux de base. De plus, des indices de la plupart des minéraux stratégiques ont été identifiés sur l’ensemble du territoire national.
À ce jour, il a mentionné que la Côte d’Ivoire compte 19 mines en production, réparties comme suit : 13 mines d’or, 4 mines de manganèse, une mine de bauxite et une mine de nickel.
M. Coulibaly a également signalé l’existence d’autres substances minérales d’intérêt, notamment le chrome, le coltan, le lithium, le cuivre, le cobalt, le molybdène, le diamant et le fer.
Il a, par ailleurs, évoqué les réformes en cours visant à renforcer l’attractivité du cadre juridique et institutionnel, notamment la révision du Code minier, la modernisation du cadastre minier au service de la transparence, la participation active du pays à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), ainsi que la conformité aux principes et exigences du Processus de Kimberley.
Le conseiller technique du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Arnaud Kouassi, chef de la délégation ivoirienne, a assuré que la Côte d’Ivoire s’affirme aujourd’hui comme une destination minière crédible, compétitive et stable.
L’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Afrique du Sud, Sakaria Koné, représentant le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, a exhorté les investisseurs à découvrir et à rejoindre le modèle ivoirien, dans lequel la rentabilité de l’investissement s’inscrit dans un cadre de partenariat durable.
(AIP)
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