Soubré, 14 fév 2026 (AIP) – Le directeur de zone Sud-Ouest de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), le colonel Abdoulaye Diarrassouba, a dénoncé vendredi 13 février 2026 à Soubré l’implication de réseaux organisés dans l’orpaillage clandestin opérant dans les aires protégées et leurs zones périphériques.
S’exprimant en marge de la 10e édition des Journées des gestionnaires des parcs nationaux et réserves naturelles, le responsable de l’OIPR a indiqué que les actions de lutte ont été renforcées, en coordination avec les partenaires techniques et financiers ainsi que les autorités administratives.
Selon lui, toute saisie réalisée sur un site illégal donne lieu à l’établissement d’un procès-verbal et à la saisine systématique du procureur de la République, conformément au code pénal. « Lorsqu’il y a saisie, le procureur est automatiquement informé et un procès-verbal est dressé », a-t-il précisé.
Le colonel Diarrassouba a expliqué que les orpailleurs clandestins occupent de nombreux bas-fonds situés à la périphérie des parcs nationaux, où ils s’installent rapidement pour exploiter les filons aurifères. Il a attribué cette pression accrue à la hausse du prix du gramme d’or, estimé à près de 100 000 francs CFA, et à la richesse du gisement de la zone dite de « Bord Hanna ».
« Ils arrivent avec des engins lourds, extraient des quantités importantes d’or et amortissent rapidement leurs investissements », a-t-il déclaré.
Le directeur de zone Sud-Ouest a également fait état de plusieurs interpellations récentes. L’un des individus arrêtés a été transféré au pôle pénal il y a trois jours. Les investigations menées sous instruction du parquet révèlent que ce dernier, présenté comme un exécutant, aurait engagé plus de 10 millions de francs CFA en décembre, avant de contracter pour environ 23 millions de francs CFA d’équipements entre janvier et février 2026.
« Les personnes interpellées sur le terrain sont souvent des exécutants. Les véritables commanditaires se trouvent en arrière-plan », a-t-il affirmé, indiquant que les services de l’OIPR ont déjà identifié l’un des présumés financiers.
Il a réitéré l’engagement de l’OIPR à intensifier la surveillance et à renforcer la collaboration avec les autorités judiciaires afin de mettre fin à l’orpaillage clandestin, présenté comme une menace pour la conservation des aires protégées.
(AIP)
km/haa

