Kounahiri, 25 fév 2026 (AIP)-Le sous-préfet de Kounahiri, Wayoro Bitty Guy Charles, a exhorté les comités villageois de gestion des conflits à appliquer effectivement la convention de règlement à l’amiable afin de réduire les tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs.
S’exprimant, lundi 23 février 2026, au foyer polyvalent des jeunes, M. Wayoro, a rappelé que ces comités, déjà installés, doivent désormais jouer pleinement leur rôle pour prévenir et gérer les différends liés aux activités agricoles et pastorales.
« Nous avons été heureux de recevoir les chefs de villages, les présidents de jeunes, les éleveurs ainsi que les membres des comités villageois. Cette rencontre nous a permis d’insister sur la nécessité d’appliquer la convention mise en place pour un règlement pacifique des conflits. Nous sommes satisfaits de constater que les missions et responsabilités définies dans ce document ont été bien comprises. Cela nous rassure quant à la diminution des tensions et à une meilleure gestion des litiges », a-t-il déclaré, saluant la forte mobilisation des deux parties.
Les discussions ont principalement porté sur la réparation des dommages, souvent source de blocages. La convention prévoit des mesures consensuelles pour y remédier.
Ainsi, lorsqu’un bœuf cause des dégâts dans un champ sans que son propriétaire puisse être formellement identifié, l’ensemble des éleveurs est solidairement tenu de réparer le préjudice. Le même principe s’applique aux agriculteurs en cas d’abattage d’un animal dont l’auteur n’est pas identifié.
Par ailleurs, les autorités ont demandé aux éleveurs de prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter l’intrusion du bétail dans les espaces agricoles, voire d’envisager la sédentarisation des troupeaux lorsque cela est possible.
Le président des éleveurs du département de Kounahiri, Bomisso Narcisse, s’est félicité des avancées enregistrées. Il a promis de veiller au respect strict des dispositions adoptées.
« Nous sortons de cette rencontre soulagés. Il arrive que certains préjudices subis par les éleveurs ne soient pas réparés, tout comme des agriculteurs voient leurs champs détruits sans suite favorable. L’accord trouvé sur la question de l’identification du responsable, qui constituait un point de blocage, est une avancée majeure. Nous nous engageons à faire respecter l’ensemble des textes et à prévenir les actes susceptibles de provoquer des conflits », a-t-il assuré, remerciant le sous-préfet pour son initiative.
Les chefs des villages de la sous-préfecture avaient reçu, le 28 décembre 2024, les décisions portant création des commissions villageoises chargées du règlement amiable des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Cette initiative s’est tenue en présence du préfet du département de Kounahiri, Mamadou Coulibaly, conformément à la loi n°2016-413 du 15 juin 2016 relative à la transhumance et aux déplacements du bétail.
A travers cette dynamique, les autorités locales entendent instaurer un climat de confiance durable entre les communautés agricoles et pastorales, au service de la cohésion sociale et du développement local.
(AIP)
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