Abidjan, 26 fév 2026 (AIP) – La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a plaidé à Accra (Ghana), pour un renforcement des mécanismes régionaux en faveur d’une représentation plus équitable des femmes et des jeunes dans les instances décisionnelles de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Intervenant lors d’une consultation régionale consacrée à la participation politique et au leadership des femmes et des jeunes en Afrique de l’Ouest, tenue du 19 au 20 février 2026 sous l’égide de la CEDEAO, la ministre ivoirienne a appelé à accélérer les réformes législatives et institutionnelles afin de faire de la parité une réalité dans l’espace communautaire.
La cheffe de la délégation ivoirienne a présenté les avancées enregistrées par la Côte d’Ivoire en matière de promotion du genre et d’inclusion des jeunes dans les processus politiques. Elle a notamment rappelé l’engagement du président de la République, Alassane Ouattara, reconnu « He For She » aux Nations Unies, ainsi que la progression de la représentativité féminine au sommet de l’État, avec deux grandes institutions nationales dirigées par des femmes.

Pour la ministre, ces acquis doivent être consolidés et amplifiés à travers des initiatives régionales structurées, susceptibles d’accélérer la marche vers la parité au sein de la CEDEAO. Elle a également mis en avant la contribution de la Côte d’Ivoire au projet « ECOWAS Legacy » sur la parité, qui ambitionne de structurer des actions durables à l’horizon 2035.
Nassénéba Touré a en outre annoncé la prochaine création d’une plateforme des femmes ministres de la CEDEAO, appelée à servir de cadre de concertation et d’action pour renforcer la représentativité féminine dans les instances régionales.
La commissaire de la CEDEAO chargée du Développement humain et des Affaires sociales, Fatou Sow Sarr, a indiqué qu’une étude du Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG), réalisée en 2024, révèle que le leadership et la prise de décision demeurent les domaines où les inégalités de genre sont les plus marquées dans la région, avec un indice moyen de 0,207. Aucun pays n’atteint encore un seuil de parité satisfaisant, la valeur maximale observée étant de 0,4.
La vice-présidente de la CEDEAO, Damtien Tchintchibidja, a, pour sa part, invité les États membres à mutualiser leurs efforts pour accroître l’accès des femmes aux postes de décision et concrétiser l’égalité des chances dans la sous-région.
Les assises ont débouché sur des recommandations visant à faciliter l’accès des femmes et des jeunes aux fonctions électives et décisionnelles, dans la perspective d’une Afrique de l’Ouest plus inclusive.

