San Pedro, 16 mars 2026 (AIP) – L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec le Comité national de lutte contre la traite des personnes (CNLTP), a lancé, samedi 14 mars 2026 à San Pedro, une campagne de sensibilisation contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants dans la région.
Cette campagne, qui doit s’achever mercredi 18 mars, se poursuivra dans les localités de Grand-Béréby et de Tabou. Elle vise à renforcer les efforts de prévention en matière de traite des personnes et de trafic illicite de migrants, en impliquant activement les communautés transfrontalières et les autorités locales dans la détection des situations à risque, la sensibilisation des populations et la protection des victimes potentielles.
L’étape de San Pedro a été marquée par des rencontres d’échanges avec la chefferie traditionnelle, les guides religieux, ainsi que les associations de femmes et de jeunes. Une projection d’un film institutionnel et de vidéos de sensibilisation, suivie de discussions avec les participants, s’est également tenue dans le village de Baba.
Ces différentes rencontres ont permis de présenter l’OIM, organisation internationale dédiée aux questions migratoires, ainsi que le CNLTP et le dispositif mis en place pour la protection des victimes et la répression des auteurs de traite.
Le sous-directeur de la Protection des victimes de la traite des personnes au ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, également secrétaire du Comité national de lutte contre la traite des personnes, N’Guessan Jean Roland, accompagné des membres de la délégation, a invité les leaders communautaires, les autorités locales et les populations à s’impliquer davantage dans la sensibilisation afin de décourager les candidats potentiels à la migration irrégulière.
La campagne bénéficie également de l’appui de la Direction régionale de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, représentée par son premier responsable, Kouakou Ludovic, ainsi que de l’ONG Leisad.
Les initiateurs expliquent le choix de la région de San Pedro par ses caractéristiques géographiques et migratoires spécifiques. Ces villes constituent en effet des zones côtières stratégiques ouvertes sur le littoral atlantique. San Pedro, en tant que deuxième pôle portuaire et économique du pays, représente un important point d’entrée et de sortie pour les flux commerciaux et humains. De son côté, Tabou, ville frontalière avec le Libéria, constitue un point de passage terrestre et maritime potentiel pour les candidats à la migration irrégulière.
(AIP)
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