Abidjan, 18 mars 2026 (AIP)- Le coordonnateur général de l’Unité d’action syndicale (UNAS) du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Yéo Kanabein Oumar, a réaffirmé sa volonté de privilégier la négociation, face à la menace de certains syndicats d’enseignants-chercheurs revendiquant un statut particulier de débrayer
Lors d’un entretien avec l’AIP vendredi 13 mars 2026, le coordinateur de l’UNAS, Dr Yéo a invité les enseignants chercheurs à privilégier la voix unique du dialogue avec le gouvernement pour la recherche de solutions à leurs préoccupations.
» En tant que structure syndicale, nous avons le devoir de donner la bonne information. Nous avons fait une assemblée générale le 12 février 2025. À cette occasion, nous avions rappelé que 90 % des structures syndicales ont signé une trêve sociale avec le gouvernement. Et cela nous engage. Et depuis, nous nous inscrivons dans ce paradigme de ce dialogue social », a-t-il expliqué.
Réunissant les principaux syndicats d’enseignants et de chercheurs, le coordonnateur général de l’UNAS, Dr Yéo Kanabein Oumar, estime que l’heure est à la discussion constructive autour de la table de négociation.
» Aujourd’hui, il y a un climat de paix. C’est vrai que nous étions habitués au syndicalisme de lutte frontale qui est la grève. Mais nous estimons que la grève est un outil. Elle représente la bombe nucléaire du syndicaliste. On l’utilise lorsqu’il n’y pas plus d’issue. Mais tant qu’il y a des possibilités de dialogue, il faut privilégier cette voie. Cela ne veut pas dire que les responsables syndicaux sont corrompus », a indiqué Dr Yéo.
Pour le syndicaliste, l’option de la grève se décide en assemblée générale. » Mais quand on est assis à la table des négociations, il est malsain d’attaquer. Il est malsain de faire une grève impromptue. Nous sommes encore sur la table des négociations parce que nous avons espoir et nous faisons confiance au président de la République et à son gouvernement. », a déclaré le coordonnateur général de UNAS.
En privilégiant le dialogue, l’Unité d’action syndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique attend des engagements précis et, surtout, un chronogramme clair pour l’application des solutions qui seront retenues.
(AIP)
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