Divo, 20 mars 2026 (AIP) –Le cabinet conseil choisi par le district autonome du Gôh-Djiboua, il y a sept mois, pour une étude d’impact environnemental et social des activités minières dans le périmètre administratif du district autonome, a livré les résultats de ses investigations.
Ces travaux, couronnés par la proposition d’un Plan de gestion environnemental et social (PGES), ont été validés lors d’un atelier tenu mercredi 18 mars 2026 à Divo, en vue de la maîtrise des activités minières sur l’ensemble du territoire du district.
Autorités préfectorales, responsables du district autonome du Goh-Djiboua, services étatiques spécialisés, chefs traditionnels, ont pris part à l’atelier de validation de l’étude et du plan de gestion qui en a découlé.
L’étude effectuée a couvert les activités minières des quatre entreprises industrielles minières qui opèrent sur le territoire du district autonome et celles de l’orpaillage illégal, précisément dans les départements de Divo, Oumé, et Guitry.
Le PGES proposé se déploie sur cinq ans, de 2026 à 2030, et vise à limiter les impacts environnementaux et sociaux négatifs de ces activités minières dans les territoires d’exploitation.
Selon le manger associé du cabinet Sud Consulting, Dr Ange Inka Oula, « les activités minières provoquent des pollutions des eaux, des sols, de l’air, une déforestation et des impacts sociaux tels que les conflits fonciers, la perte de revenus et les risques sanitaires ».
Des produits dangereux comme le mercure et le cyanure ont été trouvés dans des échantillons d’eaux naturelles prélevés.
Les actions proposées dans le PGES par les experts du cabinet privilégient six axes, notamment la prévention et la gestion des pollutions environnementales, à travers la mise à niveau de certains bassins de décantation et de traitement des métaux et de cyanure de certains des sites miniers, l’organisation de séance de sensibilisation des orpailleurs, des populations riveraines sur les dangers.

Il a également été proposé la création de zones humides artificielles pour lutter contre la poussière provoquée par les gros camions miniers.
D’autres axes tels que la protection et la restauration des écosystèmes, la gestion des impacts socio-économiques, la gestion des impacts au niveau de la santé, de la sécurité, et de la protection des populations et leur implication dans la gouvernance, avec un suivi et évaluation de tout ce processus ont été également proposés pour limiter les impacts négatifs des exploitations minières tant industrielles que celles exerçant dans l’illégalité.
Le 2ème vice-gouverneur du district autonome du Gôh-Djiboua, Nongo Yao Alfred, le sous-préfet de Hiré, Mme Koko Maïmouna, et celui de Lauzoua, Yao Abdon N’dri, ont pris acte des propositions du PGES.
Cependant, avec certains responsables de services étatiques spécialisés, ils ont souhaité des études approfondies sur certains constats de terrain, notamment les pollutions de certains points d’eau évoquées.
Il s’agit de faire en sorte que des structures compétentes comme le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) soient mises à contribution pour connaître les origines exactes des pollutions détectées et trouver les solutions idoines.
Le district autonome du Gôh-Djiboua a diligenté une quinzaine d’études à partir de 2022, dans différents domaines pour trouver des solutions aux défis de développement de ce territoire administratif.
(AIP)
jmk/zaar

