Dénommée « Sommet d’apprentissage », cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet KAPOK et réunit chefferies traditionnelles, autorités administratives, acteurs communautaires et partenaires institutionnels autour des enjeux de gouvernance locale et de cohésion sociale.
La coordinatrice des programmes de l’ONG Indigo Côte d’Ivoire, Kouassi Pauline, a indiqué que ce sommet vise à renforcer la gouvernance villageoise en favorisant le dialogue entre autorités administratives et chefferies traditionnelles, à travers le partage de bonnes pratiques en matière de prévention des conflits.
Selon elle, cette plateforme d’échanges permet également de promouvoir la paix et le vivre-ensemble dans les zones frontalières, souvent confrontées à des défis sécuritaires et communautaires.
« Depuis des générations, c’est sous le kapokier que certaines de nos communautés règlent leur différends pour construire le vivre ensemble. C’est dans ce même esprit que notre ONG réunit les chefferies traditionnelles des zones frontalières Nord, pendant trois jours, pour parler de gouvernance villageoise », a-t-elle expliqué.
Au cours de ces trois jours, les participants aborderont plusieurs thématiques, notamment le dialogue communautaire, le renforcement du leadership traditionnel, la prévention des conflits et la promotion de la cohésion sociale.
Représentant le préfet de la région du Tchologo, le secrétaire général de la préfecture de Ferkessédougou, Tapé Laba, a salué cette initiative, invitant les participants à s’approprier les enseignements issus des travaux pour devenir des relais de paix dans leurs localités respectives.
Le projet KAPOK, mis en œuvre par l’ONG Indigo Côte d’Ivoire, bénéficie de l’appui technique de l’association Résilience pour la paix et du soutien financier de la Fondation Robert Bosch. Il vise à soutenir les initiatives locales de consolidation de la paix et de la cohésion sociale dans les zones frontalières du nord de la Côte d’Ivoire.