Dimbokro, 26 mars 2026 (AIP) – Les leaders communautaires et les parents d’élèves de la sous-préfecture de Djangokro ont été sensibilisés sur le travail des enfants sur les sites d’orpaillage, lors d’un dialogue communautaire organisé le mercredi 25 mars 2026 dans le village éponyme situé à une vingtaine de kilomètres de Dimbokro (Centre-Est, région du N’Zi), sur l’axe menant à Bocanda.
Pour le directeur régional de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, N’Goran Konan Alexis, la structure à l’initiative de cette activité, les leaders communautaires et les parents d’élèves doivent s’impliquer fortement dans la lutte contre le travail des enfants sur les sites d’orpaillage illégal.
« Il y va de leur avenir, de leur santé et de leur sécurité. Chers tous, faisons en sorte de les détourner de cette voie car ces mines sont des tombeaux à ciel ouvert où nos enfants ne doivent pas être », a-t-il exhorté tout en citant les corollaires tels que la traite des personnes, la prostitution, la consommation de stupéfiants et les grossesses non-désirées.
Deux focus groupes, l’un pour les hommes et l’autre pour les femmes, ont permis aux participants de discuter sans tabou de ce fléau qui impacte également l’environnement dans la sous-préfecture de Djangokro qui est l’épicentre de l’orpaillage illégal dans la région du N’Zi.
De l’avis du président de la mutuelle de développement, Yao Kouadio, du président des jeunes, Koffi Kouadio, et la présidente du groupement féminin, Brou Aya Yvonne, le message a été bien perçu.
« Nous allons maintenant tout faire pour que nos enfants restent sur les bancs de l’école au lieu d’aller mettre leur vie en danger dans les mines d’or », s’est exprimée cette dernière.
Ce dialogue communautaire avec les leaders communautaires et les parents d’élèves fait suite à deux séances de sensibilisation des élèves qui se sont déroulées depuis le mois de décembre 2025, rappelle-t-on.
La délégation de la direction régionale de la Famille, de la Femme et de l’Enfant a profité de l’occasion pour parler du report de scolarité en faveur des filles enceintes, des filles-mères, des élèves survivants de violences basées sur le genre et des élèves dans les liens de la justice.
Après Djangokro, les leaders communautaires et les parents d’élèves de la sous-préfecture de Bengassou, autre haut lieu de l’orpaillage illégal dans la région, seront sensibilisés les jours à venir.
(AIP)
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