Man, 27 mars 2026 (AIP)- L’ONG ARSIP a présenté le bilan des actions de promotion de la Couverture maladie universelle (CMU) dans le Tonkpi, lors d’une cérémonie présidée par le secrétaire général 1 de la préfecture, Stéphane Guiriga, portant sur la période de novembre 2024 à décembre 2025.
Organisée mardi 24 mars 2026 à la préfecture de Man, cette rencontre a réuni les acteurs du programme mis en œuvre dans le cadre du Programme de santé, nutrition et développement de la petite enfance, avec l’appui du groupe de la Banque mondiale. À cette occasion, le superviseur régional, N’Guetta Manouan Jean Marcel, a exposé les résultats enregistrés dans le cadre des activités de sensibilisation et d’enrôlement des populations du secteur informel.
D’emblée, les indicateurs présentés font ressortir une progression de l’enrôlement. En effet, 229 543 personnes ont été sensibilisées et enrôlées, pour une prévision de 200 000. De même, les actions de sensibilisation ont touché 354 144 personnes. Par ailleurs, 27 feuilles de route d’engagement ont été signées sur 31 prévues, tandis que 1 947 communautés religieuses et communautaires ont été mobilisées sur une cible de 2 220.
En outre, plusieurs indicateurs liés à l’accès aux services de santé affichent des résultats supérieurs aux prévisions. Ainsi, 19 026 adhérents ont retiré leur carte pour une prévision de 11 324. Dans le même sens, 6 823 adhérents ont bénéficié d’au moins un service de santé, pour une cible de 1 300.
La direction régionale de la protection sociale a salué l’initiative de l’ONG ARSIP, indiquant qu’elle contribue à renforcer l’adhésion des populations à la CMU et à en assurer la promotion au sein des communautés. Elle a souligné que »la CMU permet de couvrir la population contre les risques liées à la santé » et a rappelé qu’au 31 décembre 2025, 23 230 830 personnes sont enrôlées au plan national, rapprochant le pays de l’objectif d’accès aux soins pour l’ensemble de la population.
Toutefois, la mise en œuvre du projet a été confrontée à plusieurs difficultés. Il s’agit notamment du manque d’engagement de certains leaders communautaires, des défaillances des appareils d’enrôlement, du retard dans la production des cartes et de l’insuffisance de moyens de déplacement pour les agents.
Face à ces contraintes, des mesures ont été engagées, entre autres l’organisation de rencontres avec les leaders, la programmation de nouveaux rendez-vous pour l’enrôlement et la sensibilisation à l’utilisation des récépissés en attendant les cartes.
Enfin, des recommandations ont été formulées en vue d’améliorer la mise en œuvre du projet, notamment le renforcement de l’implication des leaders, la mise à disposition d’équipements d’enrôlement performants, la réduction des délais de délivrance des cartes et l’amélioration de la mobilité des équipes sur le terrain.
(AIP)
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