Abidjan, 28 mars 2026 (AIP) – Un attentat visant une banque américaine a été déjoué dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars 2026 à Paris, où un suspect a été interpellé alors qu’il tentait d’activer un engin incendiaire devant une agence de la Bank of America, ont rapporté des sources sécuritaires françaises.
L’individu, un mineur de 17 ans né au Sénégal, a été arrêté vers 3h30 dans le 8ᵉ arrondissement, muni d’un briquet, alors qu’il cherchait à enflammer un dispositif composé notamment d’un bidon contenant un liquide indéterminé et d’un pétard. Une deuxième personne, présente sur les lieux, a réussi à prendre la fuite.
Le suspect, placé en garde à vue, aurait déclaré avoir été recruté via l’application Snapchat, en échange d’une somme de 600 euros. Selon les premiers éléments de l’enquête, il serait connu des services de police.
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi du dossier, ouvrant une enquête notamment pour tentative de dégradation en relation avec une entreprise terroriste, fabrication et détention d’engin incendiaire, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste. Les investigations ont été confiées à la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Les autorités françaises évoquent une possible dimension internationale de cette affaire. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a fait état d’une « suspicion importante » de lien avec l’Iran, dans un contexte marqué par les tensions liées à la guerre au Moyen-Orient.
Selon lui, cette tentative s’inscrirait dans une série d’actions similaires enregistrées ces dernières semaines dans plusieurs pays européens, notamment en Norvège, en Belgique, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Ces opérations reposeraient sur un mode opératoire comparable, impliquant des jeunes recrues issues de la délinquance, rémunérées pour exécuter des actes de sabotage à l’aide d’engins improvisés.
Les enquêteurs cherchent désormais à établir d’éventuels liens entre l’engin saisi à Paris et ceux utilisés dans ces attaques récentes, certaines ayant été attribuées à des groupes liés à l’Iran par des autorités locales.
Les analyses techniques du dispositif ont été confiées au laboratoire central de la préfecture de police de Paris, afin de déterminer sa nature exacte et son potentiel destructeur.
Les autorités françaises ont indiqué que l’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels commanditaires et prévenir toute nouvelle tentative d’attaque.
(AIP)
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