Abidjan, 05 avr 2026 (AIP)- L’Office national de l’État civil et de l’identification (ONECI) et le Bureau de coordination des programmes des filets sociaux (BCPFS) ont signé, jeudi 2 avril 2026, à Abidjan-Cocody, une convention destinée à renforcer l’identification des bénéficiaires des filets sociaux.
À travers cette convention, l’ONECI et le BCPFS expriment leur volonté commune de renforcer la justice sociale, prévenir la fraude et améliorer l’efficacité de l’action publique au bénéfice des populations les plus fragiles, rapporte une note d’information transmise à l’AIP.
Selon le coordonnateur des filets sociaux, Koné Kipeya Brahima, l’un des maillons faibles du dispositif reste l’identification des bénéficiaires. « Près de 30 % des personnes ciblées ne disposent pas de Carte Nationale d’Identité », a-t-il indiqué, relevant que cette situation contraint certains bénéficiaires à recourir à des tiers pour accéder à leurs transferts via mobile money, avec des risques de fraude et de détournement.
Face à ce constat, le Bureau de coordination des programmes des gilets sociaux (BCPFS) s’est orienté vers l’ONECI afin de renforcer la fiabilité des identités et d’améliorer la couverture territoriale.
Pour sa part, le directeur général de l’ONECI, Ago Christian Kodia, a salué cette initiative qui s’inscrit pleinement dans la vision du Gouvernement, notamment à travers le Programme social du Gouvernement (PSGouv). Il a rappelé que le Registre national des personnes physiques (RNPP) constitue le socle de l’identité en Côte d’Ivoire et ouvre la voie à une identité numérique fiable et unique.
« Une identification plus précise permet d’éviter les doublons et de garantir une gestion transparente des programmes sociaux », a-t-il affirmé, soulignant que chaque bénéficiaire doit être reconnu de manière unique grâce au Numéro National d’Identification (NNI).
Quant à la Carte nationale d’identité (CNI), elle s’affirme ainsi comme un instrument fondamental d’inclusion sociale, garantissant l’accès aux droits essentiels tout en protégeant la dignité des bénéficiaires des programmes sociaux.
Acteur central de la politique nationale de protection sociale, le BCPFS œuvre à la réduction de la pauvreté à travers des transferts monétaires trimestriels destinés aux ménages les plus vulnérables, assortis d’un accompagnement structurant. À ce jour, plus de 196 milliards de FCFA ont été déployés dans les 31 régions du pays, au profit de centaines de milliers de ménages.
(AIP)
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