M’Bahiakro, 24 avr 2026 (AIP) – Le Fonds national de lutte contre le Sida (FNLS) a engagé, jeudi 23 avril 2026, une campagne de mobilisation des autorités préfectorales, des directeurs et chefs de services ainsi que des leaders communautaires de M’Bahiakro, en vue de promouvoir la vente des timbres et du pagne de solidarité pour assurer la pérennité de la lutte contre le VIH/Sida.
Cette initiative a été présentée au cours d’une séance de travail tenue dans la salle des délibérations de la mairie, sous la présidence du secrétaire général de préfecture, Akkaffou Abenin Adolphe.
La cheffe de délégation du FNLS, Magassa Mariam, a expliqué que cette démarche s’inscrit dans un contexte marqué par la raréfaction des financements extérieurs et le désengagement progressif de certains partenaires techniques et financiers. Elle vise ainsi à renforcer la mobilisation des ressources locales à travers la dynamisation des comités départementaux de lutte contre le Sida.
Il s’agit, selon elle, de diversifier les sources de financement, en complément de la subvention de l’État, à travers des contributions du grand public, notamment via l’acquisition de timbres et de pagnes de solidarité.
Les ressources ainsi mobilisées sont réinvesties dans la lutte contre le VIH/Sida, sous forme de subventions accordées aux acteurs étatiques, communautaires et privés pour la mise en œuvre d’activités de prévention, de prise en charge des personnes vivant avec le VIH et de réduction de l’impact de la maladie.
Dans cette dynamique, le préfet du département de M’Bahiakro, Vé Kossounou Brigitte, a pris, le 20 avril 2026, un arrêté portant création, organisation et fonctionnement du comité départemental de lutte contre le VIH/Sida. Placé sous son autorité, cet organe est chargé de coordonner les actions locales, notamment la vente des pagnes et la gestion des timbres de solidarité, ainsi que l’ensemble des initiatives liées à la riposte contre la pandémie.
Cette mobilisation vise à renforcer l’autonomie financière du dispositif national de lutte contre le VIH/SIDA, dont les besoins annuels sont estimés à environ 50 milliards de francs CFA.
(AIP)
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