Bongouanou, 24 avr 2026 (AIP) – Les femmes du Moronou, par la voix de la secrétaire de la Fédération des associations des femmes de Bongouanou, Ouattara Sita, ont plaidé pour un accès effectif à la justice et un renforcement de leur autonomisation, mercredi 22 avril 2026, lors de la célébration décalée de la Journée internationale des droits de la femme (JIF) tenue à Bongouanou.
Mme Ouattara a souligné que la justice ne doit pas être un « privilège », mais un droit fondamental. Elle a égrené plusieurs doléances, notamment la construction d’infrastructures dédiées à la formation, la création de centres d’alphabétisation fonctionnelle dans les sous-préfectures et un appui technique pour les femmes rurales et commerçantes, afin de lever les freins liés à l’analphabétisme et à l’accès limité au crédit.
Intervenant sous le thème national « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire », la représentante du directeur régional de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Essan Brou Kohoua Thérèse, a indiqué que l’État ambitionne de rendre le droit « tangible » pour les plus vulnérables. Ce, en levant les obstacles juridiques et en luttant contre les violences basées sur le genre (VBG) qui entravent l’épanouissement social et économique.
Au nom du parrain de la cérémonie, l’Inspecteur général d’État Ahoua N’doli Théophile, Jacob Assougba a rassuré les femmes sur l’engagement constant de l’autorité à leurs côtés. « Soutenir les femmes, c’est œuvrer pour le développement », a-t-il affirmé, exhortant les bénéficiaires à cultiver le leadership et l’unité pour briser le silence face aux injustices.
Cette célébration, qui a réuni les autorités préfectorales, les élus et les chefs coutumiers, a été l’occasion pour les femmes d’Arrah, de M’Batto et de Bongouanou de réaffirmer leur rôle de piliers du développement régional tout en exigeant des actions concrètes pour la protection de leurs droits.
(AIP)
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