Abidjan, 27 avr 2026 (AIP) – L’Unité de coordination du Programme éducation Côte d’Ivoire de l’UNICEF (UC-PECU), a conduit du lundi 20 au dimanche 2026, une mission conjointe de supervision dans les localités de Méagui et de Grand-Zattry, dans la région de Soubré, afin d’évaluer les premiers effets de l’extension de l’Initiative enseignement par itinérance (EPI).
Selon une note d’information, l’EPI est mise en œuvre sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, à travers la direction de l’éducation non formelle et vise à répondre à une problématique majeure, l’accès limité à l’éducation dans les zones rurales enclavées, où les infrastructures scolaires sont insuffisantes ou inexistantes.
Déployée depuis la rentrée scolaire 2024-2025 dans des localités de l’Inspection de l’enseignement préscolaire et primaire (IEPP) de Méagui, l’initiative permet à des enseignants itinérants de se déplacer vers les communautés pour assurer des activités d’enseignement-apprentissage.
Les premiers résultats enregistrés ont rapidement encouragé l’extension du dispositif. A ce jour, de 739 élèves, dont 357 filles, sont bénéficiaires du programme, contre 291 lors de la phase initiale. Cette progression s’explique par l’intégration de 448 nouveaux apprenants dans le cadre de l’extension. Le projet couvre désormais 48 localités, confirmant son ancrage territorial et son rôle dans la réduction des inégalités d’accès à l’éducation.
Sur le plan opérationnel, trois enseignants itinérants avaient été mobilisés lors de la première phase, contre quatre aujourd’hui, renforçant ainsi la capacité d’intervention sur le terrain.
La mission conjointe de supervision a permis d’apprécier l’effectivité de cette montée en puissance à travers des visites de classes, des échanges avec les enseignants et encadreurs pédagogiques ainsi que des interactions avec les communautés bénéficiaires. Ces observations ont mis en lumière une dynamique d’apprentissage encourageante, marquée par une meilleure participation des enfants et un engagement accru des communautés locales.
Au-delà de l’accès à l’éducation, l’Initiative enseignement par itinérance s’inscrit dans une approche plus globale de prise en charge des vulnérabilités. Elle est intégrée au projet ENACTE, financé par l’Union européenne et la Suisse, avec l’appui technique de l’UNICEF. Ce programme combine éducation, protection et inclusion sociale afin d’apporter des réponses durables aux défis rencontrés par les enfants et les jeunes.
Fort des résultats enregistrés, le programme entend poursuivre son expansion. Une nouvelle phase d’extension est prévue dans les IEPP de Buyo 1 et Liliyo en juin 2026. La prochaine étape consistera à mobiliser les communautés locales en vue de la mise en place d’espaces d’apprentissage adaptés, condition essentielle à la réussite du dispositif.
À travers l’EPI, se dessine une nouvelle approche de l’éducation, une école plus flexible, plus inclusive et plus proche des réalités des communautés.
« En rapprochant l’apprentissage des enfants les plus éloignés, cette initiative contribue concrètement à bâtir une éducation plus équitable, où chaque enfant, quel que soit son lieu de vie, a une chance d’apprendre et de construire son avenir. » a confié la responsable Programme à l’UC-PECU, Yéné Touré Fofana.
(AIP)
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