Béoumi, 29 avr 2026 (AIP)- La présidente du Centre AHOU, Dre Anne-Nadège Assahon, enseignante-chercheure et experte en genre, a mis en garde les élèves du collège catholique filles (CCF) de Béoumi contre le harcèlement, à l’occasion des activités de fin d’année du club de philosophie de l’établissement.
Mme Assahon a indiqué que le harcèlement constitue une réalité en milieu scolaire, notamment, dans les internats de jeunes filles, où des cas sont signalés entre élèves. Elle a orienté son intervention sur les relations entre les filles, afin de montrer que le phénomène ne provient pas seulement de l’extérieur, mais peut aussi se développer au sein même des établissements.
Selon Dre Anne-Nadège Assahon, le harcèlement débute par des moqueries liées à l’apparence physique ou à des comportements jugés différents. Elle a précisé que ces actes, considérés comme des plaisanteries, peuvent entraîner une baisse de la confiance en soi, des difficultés scolaires, ainsi que des abandons d’études. Elle a également évoqué des situations où le harcèlement a conduit à des violences physiques, notamment dans le cadre du bizutage observé chez les nouvelles élèves.
Ces situations sont souvent marquées par le silence des victimes, qui n’osent pas se confier aux responsables, ce qui retarde la prise en charge et aggrave les conséquences.
En dehors du cadre scolaire, Dre Assahon a relevé des formes liées à des comportements, insistant sur le fait que certains jeunes garçons, pouvant inclure la propagation de rumeurs ou des actes d’intimidation. Elle a indiqué que ces pratiques sont observées au secondaire et à l’université.
Selon elle, le harcèlement concerne toutes les catégories sociales, y compris dans le milieu professionnel et universitaire, où des cas impliquant des responsables hiérarchiques ou des enseignants sont signalés.
L’intervenante a insisté sur les conséquences du harcèlement sur la santé mentale, évoquant des cas de suicide liés à ces situations. Elle a invité les élèves à adopter des comportements respectueux et à éviter toute forme de violence verbale ou physique.
Dre Anne-Nadège Assahon a informé les élèves de l’existence de mécanismes de recours, notamment la possibilité de saisir les responsables d’établissement, les commissariats et les organisations de la société civile. Elle a mentionné le numéro vert 1308 pour signaler les cas de harcèlement.
Des sanctions sont prévues à l’encontre des auteurs de harcèlement conformément à la loi. De plus, des structures accompagnent les victimes de violences basées sur le genre, à travers des actions de référencement et de prise en charge.
(AIP)
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