Abidjan, 05 mai 2026 (AIP) – La coordonnatrice de projet à l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD), programme subsidiaire de l’organisation internationale de la francophonie (OIF), Emilienne Lionelle Ngo-Samnick, a plaidé lundi 5 mai 2026 à Abidjan pour une implication accrue des femmes dans les réponses au changement climatique, estimant qu’elles sont à la fois en première ligne face à ses effets et porteuses de solutions.
« La répartition du travail fait que les femmes subissent en premier les effets du changement climatique. Elles ont aussi des solutions. Les inclure dans leur élaboration est la manière la plus adéquate d’y répondre », a déclaré Mme Ngo-Samnick, lors d’une formation consacrée à l’intégration de l’adaptation dans les projets de développement.
Selon elle, « on ne peut pas concevoir un projet d’adaptation climatique en laissant de côté les femmes et les jeunes », deux groupes particulièrement exposés. Elle a illustré ses propos en évoquant les réalités rurales, où les femmes et les jeunes assurent majoritairement des tâches comme l’approvisionnement en eau, directement affectées par les dérèglements climatiques.

Cette formation de cinq jours, conçue et financée par l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ) dans le cadre de son programme priorités d’adaptation en Afrique Centrale et de l’Ouest (PACO), est organisée en partenariat avec l’IFDD et Organisation internationale de la Francophonie.
Elle vise à renforcer les capacités techniques des acteurs ivoiriens pour intégrer l’adaptation climatique dans des projets financés par des mécanismes non spécifiquement climatiques.
Les participants sont notamment formés à l’analyse des risques climatiques, à l’identification des points d’entrée pour l’adaptation dans les projets, à l’utilisation d’outils de vulnérabilité, ainsi qu’à la budgétisation sensible au climat et à la préparation de propositions finançables.
Mme Ngo-Samnick a souligné que cette initiative devrait permettre à la Côte d’Ivoire de disposer de compétences nationales capables de formuler des projets répondant aux critères des fonds internationaux, afin de mobiliser davantage de ressources pour la mise en œuvre d’actions climatiques.
La formation réunit des experts venus du Sénégal, ainsi que des représentants des institutions publiques, des collectivités territoriales, du secteur privé, de la société civile, des organisations de femmes et jeunes, d’universités et de centre de recherche.
(AIP)
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